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Camp d'été "décolonial" : Vallaud-Belkacem "condamne absolument" des "initiatives inacceptables"

La ministre répondait à l'interpellation du député LR Bernard Debré, qui a dénoncé une "montée du racisme anti-Blanc et de l'antisémitisme".

Une "initiative inacceptable". Najat Vallaud-Belkacem a condamné mercredi, lors de la séance des questions au gouvernement, l'organisation d'un camp d'été "décolonial" du 25 au 28 août 2016 près de Reims.

Organisé par deux militantes qui se définissent respectivement comme "afro-féministe intersectionnelle et anti-capitaliste" et "militante anti-raciste", ce camp d'été se veut une "formation à l’anti-racisme politique".

"Paroles non blanches"

Seulement, ce rassemblement n'est "réservé uniquement (qu')aux personnes subissant à titre personnel le racisme d’Etat en contexte français". "Cette réunion est interdite aux Blancs", réagit dans l'hémicycle le député LR de Paris, Bernard Debré.

L'élu se dit "inquiet de la montée du racisme anti-Blanc et de l'antisémitisme" et fustige des "mouvements d'extrême gauche" qui "mettent notre démocratie en danger, prônant le désordre, le racisme et l'antisémitisme".

Bernard Debré critique également la tenue à l'université Paris 8 de plusieurs rencontres intitulées "Paroles non blanches", organisées en "non-mixité", du 11 au 15 avril. "Je condamne absolument la tenue de ces réunions comme celle du camp d'été", lui a répondu Najat Vallaud-Belkacem.

La ministre de l'Education nationale et de l'Enseignement supérieur a évoqué un "groupe qui est totalement indépendant des organisations reconnues" et qui "n'a jamais été autorisé à organiser ces réunions". Selon elle, ces "initiatives inacceptables (...) confortent une vision racisée et raciste de la société" : "Au bout de ce chemin-là, il n'y a que le repli sur soi, la division communautaire et le chacun chez soi".

Maxence Kagni