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Brexit : Manuel Valls met en garde contre toute forme de "chantage" britannique

Le Premier ministre estime que le maintien du Royaume-Uni dans l'Union est dans son intérêt comme dans celui de la France.


Mercredi, lors de la séance de questions au gouvernement, Manuel Valls a répondu à l'interpellation du président de l'UDI Jean-Christophe Lagarde. L'élu de Seine-Saint-Denis a critiqué l'attitude du Royaume-Uni qui organisera en 2016 un référendum sur son maintien dans l'Union européenne. Les Britanniques "usent et abusent de ce moyen de pression envers l'UE et ses partenaires", estime Jean-Christophe Lagarde, qui regrette les "concessions de la part du président du Conseil européen, Donald Tusk". Le député UDI n'est pas favorable aux différentes mesures négociées et obtenues par David Cameron comme "la suppression des aides sociales aux travailleurs européens travaillant en Grande Bretagne" ou "la possibilité de contester les décisions de la zone euro alors que (le pays) n'en est pas membre".

"Il ne peut pas y avoir de chantage", lui a répondu à plusieurs reprises Manuel Valls qui a toutefois affirmé que "l'intérêt de la France, de l'Europe et du Royaume-Uni lui-même est que celui-ci reste dans l'Union européenne". Le Premier ministre assure que les négociations entre Donald Tusk et David Cameron ont "permis d'engager les discussions entre les états membres afin de trouver des solutions satisfaisantes" lors du prochain Conseil européen des 18 et 19 février.

Le chef du gouvernement a toutefois dressé certaines lignes rouges : "Les Etats membres qui veulent aller plus loin dans l'intégration doivent pouvoir le faire (...) Quand on n'est pas membre de la zone euro, on ne peut pas lui dicter ses conditions." Manuel Valls a également rappelé son attachement à la "liberté de circulation". "Nous devons trouver ensemble, à 28, un compromis", a conclu le Premier ministre qui considère qu' "on ne dicte pas ses conditions" à l'Union européenne.