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Baumel (PS) demande à Hollande des "inflexions politiques" sans "se renier"

Le député frondeur espère que le chef de l'État acceptera d'apporter des "équilibres un peu différents" après la défaite socialiste lors des élections départementales.

"Il y a un petit paradoxe à nationaliser une élection locale et ensuite, en l'ayant perdue, à dire 'je continue la même politique, je ne change pas de cap'." Laurent Baumel, le député socialiste frondeur d'Indre-et-Loire, a demandé à l'exécutif, mercredi sur le plateau de Politique Matin, "d'apporter des inflexions" à sa politique afin de la rendre plus "équilibrée", après la défaite de la gauche aux élections départementales.

Reprendre "5 ou 6 milliards" pour les soutenir les salariés modestes

"Il ne s'agit pas de refuser que l'on aide les entreprises, qu'on lutte contre les déficits, il s'agit de savoir si à côté de ces politiques on a aussi une attention (pour les) couches modestes, les retraités (...), si on fait de la redistribution", a assuré l'élu. Laurent Baumel en a profité pour critiquer les "premières annonces" de Manuel Valls : "C'est plutôt une logique qui pourrait - c'est une question de dosage - être aussi celle d'un gouvernement de droite".

Dans le viseur du député d'Indre-et-Loire, le pacte de responsabilité et le CICE : "On a mis 40 milliards d'euros sur la table pour baisser les impôts et les charges des entreprises. Nous, on propose d'en reprendre ne serait-ce que 5, 6 milliards, pour soutenir par exemple une baisse de la CSG pour les salariés modestes et donc amorcer la pompe du pouvoir d'achat et de la consommation des ménages."

Le député a assuré que les frondeurs ne "demandent pas au Président de se renier totalement, mais d'apporter des équilibres un peu différents dans sa politique".

Interrogé sur un éventuel remaniement, Laurent Baumel a affirmé être "tout à fait contre" la "politique de débauchage individuel des uns et des autres" qui "ne règlera aucun problème et n'infléchira pas le destin de la gauche au pouvoir". Avant de préciser : "Moi, je suis pour un accord sur le fond."
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