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Attentats : urgentistes et étudiants formés à la médecine de guerre

Invité lundi dans Politique matin, le médecin-chef du Samu de Paris explique que l'ensemble des services d'urgence ont été formés au traitement des blessures de guerre, une technique jadis dévolue aux médecins militaires. Les étudiants en médecine ont également entamé cette formation il y a plusieurs mois.

C'est une des conséquences des attentats de Paris et de Saint-Denis : la médecine de guerre a fait son entrée dans les services d'urgences.

"Dans notre pratique civile, les blessures de guerre font maintenant partie des sujets que nous avons à traiter, que nous enseignons, pour lesquels nous avons formé non seulement les médecins du Samu mais les médecins de tous les services d'urgence, révèle Pierre Carli médecin-chef du Samu de Paris. A l'heure actuelle, nous en sommes au stade de former tous les étudiants en médecine !" La formation des étudiants a débuté il y a plusieurs mois déjà, explique l'entourage de Pierre Carli.

Améliorer les connaissances des personnels face au risque terroriste est devenu une nécessité. "Nous avons bénéficié de l'aide du service de santé des armées qui a travaillé avec les grands groupes hospitaliers pour que nous ne perdions pas de temps. Maintenant, des mots comme 'damage control', les techniques de chirurgie pour prendre en charge les blessés graves, sont partagés par tous les médecins, assure Pierre Carli. Il y a deux ans et demi, personne n'aurait penser à ça..."


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