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Ambiance surchauffée au Parlement autour de Tsipras

Le Premier ministre a réclamé, mercredi, une "restructuration" de la dette de son pays, "un compromis honorable pour éviter une rupture".

Alexis Tsipras sous le regard de l'Europe. Le Premier ministre grec s'est exprimé mercredi à la tribune du Parlement européen après que son pays ait rejeté le plan de Bruxelles pour son pays. Morceaux choisis.

"Mon pays est devenu un champ d'expérimentation de l'austérité"

Alexis Tsipras critique les mesures d'austérité qui ont été imposées à la Grèce ces cinq dernières années. "Nulle part ces programmes n'ont été aussi durs et aussi longs qu'ils l'ont été en Grèce", affirme-t-il avant d'ajouter que "l’expérience a échoué".

Mais "les étrangers" ne sont pas les seuls responsables tient à rappeler le Premier ministre grec."Les gouvernements précédents ont gouverné de manière clientéliste en soutenant la corruption sans contrôler la fraude fiscale des plus riches", explique-t-il

Voilà les principaux extraits du discours du Premier ministre grec :

La situation tragique de la Grèce a donné lieu à de vives passes d’armes, mercredi au Parlement européen de Strasbourg, après le discours de Tsipras.

"Pour le bien de l'Europe, nous n'accepterons jamais, jamais, un Grexit", a lancé le président du groupe des socialistes et des démocrates (S&D) européens, Gianni Pittella.

Mais aussitôt, les eurodéputés favorables à une ligne dure ont donné de la voix face à Tsipras. Ainsi, le Belge Guy Verhofstadt s’est dit « furieux ». « Vous nous parlez de réformes mais nous n'en voyons pas la couleur !", a-t-il lancé.

"Vous aimez la provocation, nous aimons le compromis !", a abondé l’Allemand Manfred Weber, membre du Parti Populaire européen.

L'essentiel des interventions de Manfred Weber et de Guy Verhofstadt :

Alexis Tsipras a cependant trouvé du soutien du coté de deux eurodéputées françaises. La députée écologiste Eva Joly a tenu à "remercier" le Premier ministre grec pour son combat. "La menace n'est pas Mr.Tsipras mais l'extrême droite qui se délecte par avance de nous voir affaiblir l'Europe", a-t-elle déclaré tout en appelant Angela Merkel à "arrêter de jouer avec le feu" et François Hollande à "sortir de sa torpeur".

Du coté du Front national, Marine le Pen a appelé Tsipras à quitter la zone euro : "L'euro et l'austérité sont des frères siamois. La Grèce doit sortir de cette mâchoire de fer."