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Accusé de laxisme, Cazeneuve évoque "le bilan des casseurs pendant les émeutes urbaines de 2005"

Face au député LR Bernard Debré qui lui a demandé si l'Etat avait "abdiqué face à la grogne", le ministre de l'Intérieur a rappelé que 819 personnes ont été placées en garde-à-vue depuis le début des manifestations contre la loi Travail et ironisé sur le travail de son prédécesseur, Nicolas Sarkozy...


"Les casseurs ne sont pas nés avec les manifestations récentes..." Bernard Cazeneuve a vivement réagi mercredi, lors de la séance des questions au gouvernement, aux accusations de laxisme formulées par l'opposition à l'encontre de l'exécutif.

1.300 personnes interpellées

Interpellé par le député Les Républicains de Paris Bernard Debré, qui dénonçait "une chasse aux policiers" lors des violences se déroulant en marge des manifestations contre la loi Travail, le ministre de l'Intérieur a répliqué en évoquant les "dégâts occasionnés par les casseurs à l'occasion, par exemple, du CPE".

"J'ai fait un bilan extrêmement précis de ce qu'a été le bilan des casseurs pendant les trois semaines d'émeutes urbaines de 2005", a affirmé Bernard Cazeneuve, avant de citer indirectement Nicolas Sarkozy : "Il y avait (alors) un ministre de l'Intérieur qui semble inspirer vos questions et à ce moment-là vous ne théorisiez pas la chienlit ni la faiblesse du président de la République de l'époque (Jacques Chirac, ndlr)."

Le ministre de l'Intérieur a également demandé au député LR de Paris que "sur ces sujets-là, on fasse un peu moins de politique et que l'on soit davantage dans la responsabilité collective", avant d'affirmer que 1.300 personnes ont été interpellées et que "819 d'entre-elles ont été placées en garde à vue".