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Abattage rituel : "Une seconde de souffrance de plus pour un animal est une seconde de trop", dit Falorni (PRG)

Le président de la commission d'enquête parlementaire sur "les conditions d'abattage des animaux de boucherie dans les abattoirs français" s'interroge sur l'absence d'étourdissement préalable des animaux pour l'abattage rituel casher et halal.


Bientôt un étourdissement "réversible" pour l'abattage rituel des animaux ? Invité mercredi dans Politique matin, le député radical de gauche Olivier Falorni a détaillé les méthodes utilisées lors de l'abattage rituel (casher et halal) et notamment la saignée des animaux où la réglementation spécifie qu'ils doivent perdre connaissance au maximum 60 secondes après l'égorgement. Une durée qui dérange le président de la commission d'enquête parlementaire sur les abattoirs français.

"Une seconde de souffrance de plus pour un animal est une seconde de trop, tranche Olivier Falorni. (...) Parce que c'est inscrit dans les textes sacrés, à la fois pour les juifs comme pour les musulmans, le rite prévoit que l'animal ne soit pas mort avant d'être saigné, donc l'étourdissement est refusé en France. Je veux le dire, il y a des pays musulmans qui acceptent que l'animal soit étourdit avant d'être saignée à une condition : c'est que cet étourdissement soit réversible."

Un étourdissement réversible de l'animal pour l'abattage rituel fonctionnerait avec l'électronarcose, un étourdissement électrique temporaire, à la différence de la technique d'étourdissement actuel dans les abattoirs français à l'aide d'un pistolet matador qui perfore le crâne de l'animal à l'aide d'une tige. Un étourdissement par pistolet que "la pratique musulmane comme la pratique juive n'accepte pas", explique Olivier Falorni. Mais alors quid d'un étourdissement réversible par électronarcose ?

"Le rite casher n'accepte pas d'étourdir un animal " avant son abattage, relève Olivier Falorni. "Chez les musulmans, on sent qu'il y a un peu plus débat (...) Mais aujourd'hui, la confession musulmane en France, en tout cas ses institutions, sont très réticentes à l'idée de l'étourdissement préalable."