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4 MINUTES POUR COMPRENDRE - Les classes bilangues divisent l’hémicycle

Défendue par Bernard Accoyer (LR), la proposition de résolution sur le maintien de ces classes n’a pas été adoptée, jeudi. Le résumé des débats.

Les députés ont étudié, jeudi matin à l'Assemblée nationale, la proposition de résolution sur le maintien des classes bilangues à l'école. Un texte porté par le député Les Républicains Bernard Accoyer.

A la tribune, l'ancien président de l'Assemblée nationale critique "un égalitarisme affiché qui pénaliserait l'ensemble des élèves".

François Rochebloine (UDI) est favorable à cette proposition de résolution. Le député Nouveau Centre assure que "l'affaiblissement des classes bilangues va inciter les parents à envoyer les enfants dans le privé. Quel gain pour l'enseignement public !" regrette le député qui assure que "l'apprentissage de l'Allemand n'est pas une forme d'élitisme, car les élèves y sont recrutés sans sélection".

Pour le groupe RRDP, Jacques Krabal qui se présente comme "un amoureux de la langue française", défend le texte de Bernard Accoyer. Le député de l'Aisne se dit "désorienté par le terme 'bilangue' (...) digne de la novlangue inventée par Georges Orwell." L'élu de Villers-Cotterêts met en avant "la diversité" et "la défense de la francophonie".

Barbara Pompili dénonce "postures et caricature"

Chez les écologistes, Barbara Pompili dénonce une "caricature" de la part du groupe Les Républicains : "Propos outranciers, de posture, relayant de fausses vérités" critique la coprésidente du groupe EELV "Non, l'amitié franco-allemande n'est pas en péril, assure l'élue de la Somme. Nous ne nous associerons pas à cette proposition dont les auteurs agitent des chiffons rouges".

Anne Christine Lang, députée socialiste, prend ensuite la parole à la tribune. Elle défend le texte et voit dans cette proposition "une tentative un peu grossière pour torpiller la réforme et faire que surtout rien ne change".

La ministre de l’Éducation nationale, Najat Vallaud-Belkacem conclut les débats et l'assure : "La réforme du collège a vocation a faire passer les élèves en bilangues à 100%".

La proposition de résolution de Bernard Accoyer n'a pas été adoptée. 25 députés ont voté pour, 39 ont voté contre.