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21 avril 2002 : Gérard Le Gall annonce à Lionel Jospin qu'il est absent du 2nd tour de l'élection présidentielle

A un an d'une élection présidentielle plus qu'incertaine pour François Hollande, président de la République sortant pas encore candidat, la rédaction de LCP revient sur l'élimination surprise de Lionel Jospin du second tour de l'élection présidentielle au profit de Jean-Marie Le Pen.


C'était le "Monsieur sondages" de la campagne présidentielle de Lionel Jospin. Cinq jours avant le premier tour de l'élection présidentielle, Gérard Le Gall alerte l'état-major du candidat socialiste sur le Front National qui pourrait obtenir un score très élevé. Pire, avec la marge d'erreur propre aux sondages, "les courbes peuvent se croiser (...) donc il y a un risque", explique alors Gérard Le Gall.

Face au risque d'élimination, soulevé par le responsable des études d'opinion, le Premier ministre sortant de l'époque pourrait alors faire appel au "vote utile" dès le 1er tour de l'élection présidentielle. Une initiative qu'aurait refusé net les conseillers de Lionel Jospin selon Gérard Le Gall : "A ce moment-là Jean-Marc Ayrault me contredit et dit : 'Ce n'est pas à Lionel de le dire le vote utile' et il conclut superbement, 'c'est une thèse de perdant !'"

Ces alertes ne vont pas entamer l'optimisme des socialistes, jusqu'au soir de ce fameux 21 avril 2002 où le responsable des études d'opinion va annoncer lui-même, à Lionel Jospin, son échec à l'élection présidentielle de 2002. Gérard Le Gall revient pour La Chaîne Parlementaire sur cette soirée qui a traumatisé la gauche française. Propos recueillis par Elsa Mondin-Gava.