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Le blog de

Kathia Gilder

Paris-Bruxelles express : le blog de Kathia Gilder

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Qui veut sauver l’euro ?

Le 18 mai 2011 à 16h05, mis à jour le 18 mai 2011 à 18h24

Officiellement, l’absence de Dominique Strauss-Kahn ne change rien pour la zone euro et les négociations sur les plans de sauvetage des pays lourdement endettés suivent leur cours, au moins à court terme, affirme-t-on à Bruxelles. Après l’annonce de son arrestation, une légère secousse s’est produite sur les marchés asiatiques mais l’euro a tenu bon. Les ministres des finances ont discuté avec Nemat Shafik, la directrice générale adjointe du Fonds Monétaire International chargée de l’Europe et se sont quittés sur une décision : le déblocage de 78 milliards d’euros en faveur du Portugal, troisième pays en crise à demander une aide extérieure. Bref, la continuité est assurée. Officiellement aussi, pas de commentaire sur l’affaire, sinon prudents et laconiques. Ne pas affoler les marchés, dit la consigne.

Pourtant en coulisses les Européens sont embarrassés. Et les réactions partagées. En marge du conseil de Bruxelles, deux ministres, deux femmes, l’autrichienne Maria Fekter et l’espagnole Elena Salgado ont pris parti pour la victime que Dominique Strauss-Kahn est accusé d’avoir agressée tandis que le président de l’Eurogroupe, Jean-Claude Juncker, ami du Français, a appelé au respect de la présomption d’innocence.
Au-delà des faits et des événements de New-York, passés le choc et la stupeur, les Européens ont des raisons d’être inquiets. Qui sera le prochain patron du FMI ? Et s’il n’est pas européen, va-t-il quand même s’occuper de la zone euro ? En coulisses, la bataille de la succession est déjà lancée. L’Allemagne veut que le poste reste dans le giron européen. Le nom de Christine Lagarde, ministre française des Finances et celui de de Kemal Dervis, ancien ministre turc de l’économie, sont cités parmi les candidats les plus crédibles. A Washington, le fonds réfléchit en silence, surveillant à distance les développements du dossier.

Mais pour l’heure l’absence du patron du FMI prive les Européens d’une caution de poids dans les négociations sur les prêts accordés aux Etats les plus endettés, que l’institution finance pour un tiers. Dominique Strauss-Kahn s’était personnellement impliqué dans le sauvetage de la Grèce et il souhaitait accorder une nouvelle aide à Athènes. Au printemps 2010, sous sa férule, le FMI avait mis sa force de frappe au service des Européens, et au secours des maillons faibles de la zone euro. Cette intervention avait été critiquée sur le Vieux Continent, notamment par le président de la Banque centrale européenne, Jean-Claude Trichet, sur le plateau d’Europe Hebdo, à quelques heures d’un sommet européen crucial, ce qui avait eu une incidence sur le cours de l’euro … (voir vidéo).
L’aide avait finalement été bien accueillie par des dirigeants réticents pour certains à payer de leur poche pour le mauvais élève grec, à l’instar de l’Allemagne. Un an plus tard, où en est le sauvetage ? L’Irlande remonte tout juste la pente mais la Grèce est à nouveau bord du gouffre. Athènes a besoin d’au moins 50 milliards d’euros supplémentaires pour continuer de payer les gigantesques factures de sa dette (150 pour cent de la richesse nationale) et la population redoute de se voir imposer des efforts dignes des travaux d’Hercule.

Les spéculateurs, eux, ont déjà lancé les paris, estimant qu’Athènes sera incapable de rembourser. Certes l’arrestation de Dominique Strauss-Kahn tombe mal pour la zone euro. Mais avec ou sans lui, l’Europe peine à régler la crise de la dette et à sortir des turbulences. Qui veut jouer les pompiers ?

Voir Europe Hebdo du 25 mars 2010 avec Jean-Claude Trichet :

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olgvr le 19 mai 2011

Bonjour à tous,

Depuis son introduction les politiques ont étés unanimes : fait 1 : l’euro a été vendu comme la panacée au chomage, fait 2 : l’euro a été le garant du pouvoir d’achat , fait 3 : l’euro devait nous protéger contre les fluctuations outre atlantique.

Moi, génération de l’euro, en age de voter depuis Maastricht, je n’ai constaté ni l’un ni l’autre et ni le troisième.

Fervent européen lors de mes 18 ans je demande aujourd’hui la sortie de la France de ce carcan qui n’apporte que misère tous les jours.

un citoyen

motioneye le 24 mai 2011

L’europe est au bord de l’implosion par une monnaie qui n’a pas fait ses preuves… A quand le courage de le dire ?

motioneye le 24 mai 2011

Pour compléter, je crains que l’europe vit ses dernières années telle qu’elle a été pensée (une europe financière) et non une europe sociale et des états et non un super pays nommé "europe". Nous devons retrouver notre indépendance à tous les niveaux….

Lorsque les caisse de l’europe seront totalement vides qui financera le plan de relance de la France ? J’ai soutenu Maastricht et si j’avais su que ce serait l’europe des banques pour qui je votais, j’aurai voté contre…

Qu’on arrête l’europe et que l’on donne des milliards aux français qui dorment dans les rues… le FMI pour la France ?? Ce serait pour moi le pire de m’estimer faire parti des pays du tiers monde…

jose_BR le 25 mai 2011

La monnaie forte est un concept des années 70, depuis la mondialisation des années 90 c’est devenu caduque. Les services, c’est l’avenir de l’emploi en France (qu’ils disaient). Omerta pour ceux qui disaient alors que :
25% des artisans vivent des revenus des salariés de l’industrie
33% des services existent pour servir l’industrie (interim, comptabilité, avocats, inspections, …)
25% des clients des assurances, banques, … sont des salariés de l’industrie
25% des caisses sociales (retraite, maladie, …) sont alimentés par l’industrie

Malheureusement, il va falloir un crash pour changer les convictions des dirigeants politiques formés dans les années 70. C’est déjà entrain de faire imploser l’industrie depuis 10 ans, sauf l’Allemagne qui construit des machines pour équiper les usines qui se construisent en Asie.

Comparer la désindustrialisation à
On est bien passé de la pelle au bulldozer
Du cheval au tracteur ……. font une confusion grave entre modernisation (améliorer le PIB) et délocaliser (ne plus rien faire)

Autre argument à méditer,
Les essais sont moins cher en Asie
La mondialisation des compétences dans des monnaies compétitives
Une part de la recherche est issue des idées du lieu de production
Pas de développement pertinent à distance d’un process complexe (à forte valeur ajoutée)

ninclud le 2 juin 2011

Bonjour, cessez de dire BRUXXXELLES c’est brussel, ça se voit trop que vous faites juste le trajet en Thalys et que vous ne vivez pas la…

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