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Kathia Gilder

Paris-Bruxelles express : le blog de Kathia Gilder

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Cet inquiétant Monsieur Orban.

Le 21 janvier 2011 à 15h59, mis à jour le 3 février 2011 à 19h29


C’est une nouvelle ère qui commence aujourd’hui sur les bords du Danube.

Parole de Viktor Orban. Doigt pointé au ciel, le nouveau Premier ministre hongrois prête serment devant son peuple. Nous sommes en mai 2010. Le chef du Fidesz (Alliance des jeunes démocrates) prend les commandes du pays, après la victoire triomphale de son parti, conservateur, aux élections législatives. D’emblée, il se met à l’œuvre. A vive allure et avec l’appui d’une majorité des deux-tiers au Parlement national. Il redressera le pays d’une main de fer, promet-il, accusant son prédécesseur, le socialiste Guyrcsany d’avoir ruiné et corrompu la nation, la réduisant à demander l’aide du Fonds Monétaire International et de l’Union européenne pour éviter la faillite.
La Hongrie désormais s’occupera seule de ses comptes ! prévient-il.
Et peu de temps après, le Conseil budgétaire, chargé de surveiller la réduction du déficit, est supprimé. Dans la foulée, les fonds de pension privés repassent sous le contrôle de l’Etat.
Nous allons sortir le pays du désespoir ! jure-t-il.
Et place nette est faite à la tête des institutions, où sont installés de nombreux fidèles du Fidesz, tandis que sur les bâtiments publics les piliers de la Déclaration sur l’entente nationale s’affichent en grand : « travail, famille, foyer, santé et ordre. »

De mois en mois, l’ordre nouveau promis par Viktor Orban se met en place. Le nouvel homme fort du pays, ancien dissident, a une volonté acharnée de débarrasser la nation des derniers vestiges de l’ère communiste. Et il a un rêve, une vieille obsession. Retrouver le territoire perdu de la Hongrie, les frontières de 1919, avant le démantèlement de l’empire austro-hongrois. Le 26 mai, le Parlement adopte à une majorité de 344 voix contre 3 un amendement à la loi sur la citoyenneté. Le texte permet aux minorités magyares des pays frontaliers d’obtenir un passeport hongrois. Deux millions et demi de personnes vivant en Slovaquie, en Transylvanie roumaine, en Serbie, jusqu’en Ukraine, auxquelles Orban promet le retour à l’Histoire, à la Mère-patrie. La mesure déclenche une crise diplomatique avec Bratislava et quelques réprimandes des capitales européennes. Mais à Bruxelles, Paris ou Berlin, on laisse faire. Les velléités nationalistes du chef du Fidesz passent au mieux pour des incantations, personne ne semble s’en inquiéter.

Le peuple hongrois a renversé l’Ancien Régime ! La Révolution est en marche ! proclament les affiches officielles, dans les rues de Budapest. Bruxelles ne dit rien. Et dans la nuit du 20 au 21 décembre, le gouvernement fait passer au Parlement le troisième volet de sa loi sur les médias hongrois. Les journalistes devront fournir une information équilibrée, sous peine de sanctions financières, et leurs propos seront soumis à la vigilance de la NMHH, l’Autorité nationale des médias et des communications, dit le texte. La loi entre en vigueur le 1er janvier 2011. Le même jour, la Hongrie prend la présidence de l’Union européenne. A Bruxelles et dans les capitales européennes, soudain, les voix s’élèvent pour dénoncer une loi « liberticide ». Siégeant en séance plénière, le Parlement européen se livre à un réquisitoire contre Viktor Orban, venu présenter à Strasbourg les priorités de son pays. National-populiste ! Autoritaire ! Chavez européen ! Sur les bancs, les critiques fusent. Les députés Verts se bâillonnent et brandissent des unes de presse blanches.

Fin de session. Les députés repartent dans leur pays. Orban rentre chez lui, à Budapest. Le premier ministre hongrois a du travail, la Révolution continue. Il reviendra à Bruxelles pour le prochain sommet européen, dans l’auguste bâtiment Justus Lipsius, siège du Conseil, où se déploie, dans l’entrée, un gigantesque tapis tissé à la gloire de la grande Hongrie, au temps de l’empire des Habsbourg, en 1848. Il pourra s’y avancer fièrement pour traverser le siècle à pied, personne n’entravera son chemin, Sauf contre-ordre à Bruxelles et dans les capitales européennes. En attendant, l’inquiétant Monsieur Orban poursuit son œuvre, sur les bords du Danube, à la dérive de l’Europe.

Crédit photo : ©European Parliament 2011/Pietro Naj-Oleari


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Gilles Veszpremi le 25 janvier 2011

Madame, Vous semblez oublier "qu’’une majorité écrasante et 2/3 du parlement" partagent les vues de M. Orban. Autant de Hongrois seraient-ils si stupides ? Si son prédécesseur avait été si bien…..nous l’aurions su, il me semble….. Pour plus d’objectivité et par respect pour les quelques 7 million de Hongrois qui ont voté pour lui, vous auriez peut-être dû vous documenter un peu plus sérieusement et passer queques temps dans la Hongrie profonde pour mieux connaître ce pays. Ou étiez vous quand sous le joug du communisme seule une petite poignée du jeunes "dissidents" comme monsieur Orban ont eu le courage de lever la tête et de dire "Non". Ils l’ont payé de jours de prisons……. Quant aux minorités Magyars de Slovaquie, Tansylvanie, Ukraine et autres vous semblez également oublier que ceux sont des gens qui sans rien demander se sont retrouvés qu’avec une alternative : apatride ou citoyen de pays dont les frontières ont été décidées par des pays tiers. Vous ne faite que critiquer que ce que nous avons cautionné légitimement pour l’Alsace et la Lorraine. Si peu informée et avec autant de subjectivité, vous devriez changer de métier….. Il y a comme un petit air de faire payer au Hongrois le fait que notre cher président et d’origine hongroise…..Un peu primaire tout celà !

triano le 11 mars 2011

Cette journaliste est une eurocrate , elle ne connait ni la Hongrie, ni même la France , elle raisonne par mode et est surtout sensible aux modes des lobbys qui gouvernent à Bruxelles. Pour elle la démocratie est bonne quand elle renforce ses préjugés, elle n’a pas peut-être jamais ms le spieds en Hongrie et ne connait rien de son histoire , de se langue , ni de ses régions.

Le péché de ORban : il est petriote , à partir de la TOUT est bon pour le salir et hélas les journalistes Français ont "l’étranger " dans la bouche mais ne connaissent rien aux payx étrangers. Ces eurocrates , journalistes, eurodéputés et lobbysites n’ont pas besoin de se documenter ils répétent tous la même chose. Je vous parie qu’elle ne sait pas ce u’est Mohacs , qui est Sandor petofi ou bien qu’est ce que Bolaï a inventé. Ou qu’elle a pas lu kostolanyi Mais Orban a voulu taer les filiales des groupes Allemands et ca ca se paye a Bruelles.

Soyez paient dans 6 mois elle aura oublié l’existence de la Hongrie, pour ces gens la les pays n’existent pas.

Leslie Shaw le 18 mars 2011

Ces commentaires sont typiques de l’euroscepticisme hongrois. Le principal attrait pour la Hongrie d’adhérer à l’UE était l’argent européen et non la volonté d’une Europe unie. Les attentes étaient élevées et les hongrois croyaient en un miracle qui ne s’est pas produit. L’enthousiasme a été vite remplacé par le scepticisme, suivi de l’hostilité qui apparaît dans ces deux commentaires. Le hongrois moyen croit que l’Union Européenne est un vaste complot maçonnique. La démocratie y est au stade de l’apprentissage dans ce pays où la corruption reste la marque de fabrique. Celui qui souhaite y monter une affaire sera confronté à une redoutable bureaucratie et la corruption associée - évasion fiscale, pots de vin, non-respect d’un contrat. La BKV, une entité très corrompue, a rompu son contrat avec Alstom afin d’obtenir le remboursement de l’avance de 108 millions d’euros pour combler son déficit . La vague de taxes temporaires lancée par le gouvernement Orban pour combler le trou des finances publiques équivaut à une taxe sur les enseignes étrangères comme Auchan. Cette mesure n’est rien d’autre qu’une mesure populiste et protectionniste. En ce qui concerne "la grande Hongrie", Orban est-il en mesure d’offrir des emplois, des logements et un niveau de vie correct aux millions de "magyars" qui vivent en dehors de la Hongrie, alors que la plupart de ses citoyens peinent à survivre ? La Hongrie est à l’Europe ce que la Corée du Nord est à l’Asie.

michel43 le 18 mars 2011

de toute façons,cette Europe,les peuples sont contre la France a voter NON, pourquoi ? les politiciens Européens sont des menteurs, cela devait engendre que du bonheur,,les paroles ne coûtent rien,alors ? le chômage,l"immigration,l"euros,les usines qui parte a l"étrangers,les importations des pays a bas coup, bref,un merdier monstre et les droites nationalles vont surfer sur la vague,point barre

triano le 22 mars 2011

je rigole comparer la Corée du nord et la hongrie c’est GROTESQUE.

et même mériterait un petit stage en corée du Nord .

Les eurocrates ne connaissent rien à rien ni l’histoire , ni les peuples, ni les nations , lls ne connaissant que l’argent ;

Mais ils vont le payer. dernier exemple en date : l’UE vient de se ridiculiser sur la Lybie et ce n’est u’un début ! Quant à la hongrie je dirais continuez comme ca et un jour vous regretterez ORBAN .

uand est qu’on nous parle du MERDIER BELGE avec le NVA et Bart le facho en chambre ????

Mais non c’est prés de bABYLONBRUSSEL ….

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