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Maternité : vers un accouchement à la carte ?
Publiée le
03/10/2010
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800000 naissances en France en 2009 !
Dans la plupart des cas, les mères ont accouché dans une clinique ou un hôpital, comme l’hôpital André Grégoire de Montreuil en Seine-Saint-Denis. Une équipe d’Etat de Santé à passé 24 heures dans les locaux de cette maternité où 3000 bébés naissent chaque année. Entre les consultations de dépistage des complications et la naissance d’une prématurée d’à peine un kilo, les équipes cherchent à concilier performance médicale et écoute des patients.
Malgré ces efforts, la médicalisation n’est pas du goût de tous les parents. Stéphanie a choisi d’accoucher chez elle en janvier dernier. Comme elle, chaque année, près de 10 000 femmes franchissent ce cap. Autre alternative, les maisons de naissances : cadre chaleureux, suivi personnalisé, tout est pensé pour que les parents se ré-approprient la naissance de leur enfant. Pour l’arrivée de leur deuxième enfant, Laurence et Arnaud ont fait ce choix. Mais n’existe que trois maisons de naissance en France, faute de cadre légal suffisant.
L’invité d’Elizabeth Martichoux est le Professeur René Frydman. A 67 ans, celui qui a permis la naissance du premier bébé éprouvette français en 1982 continue de faire naître les enfants dans le pôle Femme-Couple-Embryon-Enfant dont il est responsable à l’hôpital Antoine Béclère de Clamart (92).
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Les commentaires sur cet article :
Chantal le 12 octobre 2010
Bonsoir,
Définition d’une Maison de naissance :
- La structure « Maison de Naissance » est physiquement, juridiquement et administrativement différenciée de sa maternité partenaire avec laquelle elle a passé un protocole d’accord pour des transferts d’urgence compatibles avec la sécurité.
- Les SF comme professionnelles autonomes en assurent le fonctionnement et l’entière responsabilité médicale, conformément aux compétences reconnues légalement.
- L’accompagnement est global, c’est-à-dire qu’il associe une femme (un couple) et une sage-femme référente du début de la grossesse , l’accouchement et jusqu’à la fin du post-partum.
Conclusion : le CALM n’est pas une Maison de Naissance.
Passer sous silence que les accouchements au CALM se font 4 étages plus bas en plateau technique de la maternité, et que les suites de couches se font en maternité en interrompant l’accompagnement avec la sage-femme qui suivait la mère, ressemble fort à de la désinformation.
IL N’EXISTE AUCUNE MAISON DE NAISSANCE EN FRANCE ACTUELLEMENT.
La seule Maison de Naissance qui répondait à cette définition et a existé en France est ’La Maison de Naissance Parentale Sainte-Thérèse’’ à Sarlat, en Dordogne qui a fonctionné de 1986 à 1999.
Ce qui se passe au CALM est louable et le Ciane soutient tous les projets qui permettent de diversifier l’offre de soin pour les grossesses physiologiques mais les dénominations de ces projets doivent correspondre à leur contenu. Appelons un chat …un chat !
Les pôles et salles physiologiques qui se développent ça et là MAIS à l’intérieur d’une structure hospitalière restent pour le moment sous la juridiction de cette dernière. Les sages-femmes n’y sont pas toutes indépendantes, certaines restent sous la responsabilité du chef de service de la maternité dont elles dépendent.
Votre documentaire permet de faire comprendre aux femmes/couples qu’on peut essayer de vivre autrement la naissance de son enfant avec un suivi plus personnalisé et un accompagnement plus individuel…mais encore une fois, nombre des femmes qui souhaitent trouver ce qu’offre une véritable Maison de Naissance sont obligées de passer la frontière française.
Le Ciane continue de travailler afin de faire entendre ces couples qui estiment qu’il n’y a pas besoin d’une hypermédicalisation et de salles hospitalières impersonnelles pour donner naissance à leur enfant. C’est dans un lieu indépendant d’une structure hospitalière que ces couples veulent sereinement donner naissance à leur enfant en présence d’une sage-femme responsable et autonome avec laquelle ils auront tissé des liens tous particuliers.
Pour le Ciane, il est capital de :
* ne pas laisser croire aux usagers et aux médias que la France a des maisons de naissance * permettre une identification des projets dont le fonctionnement tend à se rapprocher de celui de maisons de naissance * permettre une reconnaissance de la spécificité de ces projets.
En tant que média, il est de votre devoir de donner une information juste et précise telle qu’elle se trouve sur notre site :
http://www.ciane.info/ext/http://ci…
Chantal Ducroux-Schouwey Présidente du Ciane
Wendy le 13 octobre 2010
Bonjour, Je suis la personne qui va accoucher en maison de naissance dans ce reportage. Je trouve que le reportage n’a pas du tout vocation à lancer le débat sur les nouvelles façons d’accoucher. Premièrement, vous ne comparez pas des choses comparables. Les accouchements en maternité montré ne sont que des accouchements qui nécessite des soins : Préma, problèmes physiologiques de la maman. Ces accouchements ne seraient de toute façon pas pris en maison de naissance !
La maison de naissance ne prend en charge QUE les accouchements PHYSIOLOGIQUES.
Faire une place aux maisons de naissance c’est aussi éviter que certaines femmes choisissent d’accoucher seule dans leur maison à défaut de prise en charge correcte.
Il est dommage que sur une chaine parlementaire on ne puisse exprimer les réelles motivations de chaque protagonistes, un vrai débat avec les pours et les contres.
Stéphanie le 14 octobre 2010
Je suis la maman qui a accouché chez elle dans le reportage. Il ne faut pas comparer accouchement à domicile et accouchement non accompagné.
Je crois qu’on ne le répétera jamais assez : accoucher à domicile n’est pas plus dangereux que d’accoucher à l’hôpital. L’OMS stipule d’ailleurs que l’accouchement à domicile devrait être la référence à partir de laquelle évaluer tous les programmes de santé périnatale. Comme le dit Henci Goer dans Obstetrical myths versus research realities — A guide to the medical litterature : "La véritable question à propos de la sécurité n’est pas : "voulez-vous un accouchement agréable à la maison ou sécuritaire à l’hôpital ? ", mais plutôt : "Voulez-vous accoucher à la maison en tenant compte du risque infime d’une urgence qui pourrait être (mais ne serait pas nécessairement) mieux traitée à l’hôpital, ou préférez-vous accoucher à l’hôpital et courir le risque considérablement augmenté d’une infection, la certitude d’un stress additionnel, et la certitude presque totale de subir des interventions inutiles (potentiellement sources de risques) ?" De nombreuses études comparant accouchement à l’hôpital et accouchement à domicile ne sont pas exploitable en l’état. Il est en effet très difficile de comparer les 2 : - soit les données distinguent accouchement à l’hôpital et "autres" (ce qui inclut des accouchements à domicile non programmés, naissance en urgence avec des assistants non formés) : les études montrent alors un "risque accru" à domicile. - soit les données ne distinguent pas accouchement à risque élevé et accouchement à risque faible dans les hôpitaux. Or les AAD ne concernant que les accouchements a priori à risque faibles, ceux-ci doivent être comparés avec les accouchements à risque faible en structure hospitalière. Il convient donc d’être prudents quant au résultat des ces études. Deux études a priori fiables sur le sujet : * ETUDE NEERLANDAISE MENEE PAR LE NIVEL(l’Institut Néerlandais pour la recherche du 1er échelon), 1994 : Cette étude comparant l’activité de 97 sage femmes en polyclinique et à domicile a comparé 1836 accouchement en prenant en compte 36 critères médicaux obstétricaux. Les conclusions annonçaient : - pour une primipare avec une grossesse normale, l’accouchement à domicile est au moins aussi sûr qu’en polyclinique ; - pour les multipares avec une grossesse normale, les résultats à domicile sont meilleurs qu’en polyclinique. En 1989, 33.4% des naissances aux Pays-Bas ont eu lieu à domicile. Les taux nationaux de mortalité périnatale pour les naissances à l’hôpital sous les soins d’un obstétricien étaient dans la fourchette de 0.9% à 1% entre 1983 et 1988. Le taux de mortalité périnatale pour les accouchements à domicile assistés par des sages-femmes était de 0.09% en 1988. * ETUDE DU FONDS NATIONAL EN SUISSE, 1994 : Cette étude a duré 4 ans. Elle porte sur 489 femmes ayant prévu d’accoucher à domicile et 385 femmes ayant prévu d’accoucher à l’hôpital dans le canton de Zurich. Les deux groupes sont comparables selon les critères suivants : âge, parité, situation sociale et familiale, état de santé, nationalité. ll a été formé à partir de ces deux groupes 214 paires comparables. Les femmes enceintes incluses dans l’étude étaient en bonne santé et à bas risque. Résultats : Les femmes ayant prévu d’accoucher à domicile ont davantage de confiance en elles-mêmes, elles se font moins de soucis pour elles et leur enfant. Elles ont peu de craintes et considèrent l’accouchement comme un processus naturel et normal. Elles trouvent très important de pouvoir déterminer elles-mêmes le déroulement de l’accouchement. Les femmes ayant choisi d’accoucher à l’hôpital se préoccupent davantage des risques, se plient plus facilement aux désirs de l’entourage et accordent moins d’importance à leurs désirs personnels. 38% des femmes ayant accouché à domicile ont gardé un périnée intact, contre 9% dans le groupe ayant accouché à l’hôpital. Quant aux lésions périnéales graves, avec ou sans épisiotomie, elles se présentent avec la même fréquence dans les deux groupes (malgré le taux élevé d’épisiotomies à l’hôpital). Une primipare sur 4 a dû être transférée à l’hôpital pendant la grossesse ou l’accouchement. Pour le deuxième ou troisième enfant, le taux n’est plus que de 4%. Un transfert d’urgence à l’hôpital a dû avoir lieu dans le 4,1 % de tous les accouchements à domicile. Les nouveaux-nés des deux groupes n’ont pas présenté de différences par rapport à tous les paramètres étudiés, à savoir : statut néonatal tout de suite après la naissance, nécessité de mesures complémentaires, résultats de l’analyse du sang du cordon en laboratoire, examen pédiatrique détaillé au troisième jour de vie. Lors des accouchements ayant duré plus de 12 heures, les femmes citent comme facteurs décisifs pour un vécu positif de l’accouchement la présence continue de la sage-femme, de même que le soutien de leur partenaire et/ou d’une amie ou autre personne de confiance. Les femmes ont trouvé que la sage-femme conduit l’accouchement avec plus d’égards que les médecins. Les femmes ayant accouché à domicile ont allaité complètement leur enfant plus tôt et plus longtemps. 84% des femmes du groupe d’accouchement à domicile se sont senties en sécurité et bien entourées pendant le post-partum à domicile, contre 79% dans le groupe d’accouchement à l’hôpital. Conclusion : Un accouchement à domicile organisé ne présente pas plus de risques pour la mère et son enfant qu’un accouchement à l’hôpital. A domicile, l’accouchement a de meilleures chances de se dérouler sans interventions. Un facteur important est la bonne collaboration entre les professionnels qui conduisent l’accouchement à domicile et les hôpitaux. Quelques lectures : Le mythe de la sécurité de l’accouchement à l’hôpital par Jack Doubleday L’AAD : mythes et réalités par Henci Goer : généralités sur la sécurité de l’AAd et études par pays Ces femmes là prennent le risque de … par Jean Claude Verduyckt
Stéphanie le 15 octobre 2010
Je tiens à préciser que je n’ai pas accouché seule chez moi comme on peut le croire au vu du reportage mais que j’ai été trés bien accompagnée par un médecin compétent disposant du matériel indispensable en cas d’urgence et par une doula, accompagnante à la naissance. Tout ceci avait été expliqué au journaliste et coupé au montage ! Encore une fois, rien n’est expliqué convenablement par rapport à l’AAD, tout est mélangé. Rien n’est fait pour que les couples puissent faire leur choix en connaissance de cause.
Maryline le 15 octobre 2010
Bonjour,
quelle deception à la vison de ce reportage ! Vous n’interviewer même pas une sage-femme qui pratique les accouchement à domicile !! le parti pris est clair dès le depart "accoucher à domicile c’est de l’inconscience" vous ne cherchez pas à montrer les avantages et inconvenients de chaque choix. et ce gynecologue qui declare que "les enfants nés à domicile sont en moins bonne santé que ceux nés en structure hospitaliere", quelle aberration !! et pourquoi donc ?? juste parce qu’il a une blouse blanche il peut assener des mensonges pareils et rester crédible, c’est scandaleux !! et quid de l’OMS qui recommande d’eviter l’aspiration du nouveau-né à la naissance et les gouttes dans les yeux car "ces gestes invasifs sont probablement très désagreable et douloureux pour le bébés alors même que leur efficacité n’est pas prouvée" ?? je suis egalement tres choquée (mais pas etonnée) de la façon dont ce gyneco traite les sage-femmes, comme des personnes "non-competente" en cas d’accouchement, decidement cette magnifique profession est bien mal reconnue, et certains gynecologue n’ont rien compris à l’accouchement, ils traitent cela comme une maladie, une pathologie.. ou est-ce un desir inextinguible de controle sur la personne !?? dans les 2 cas c’est vraiment très triste… Reste que ce reportage est completement inutile car aussi mensonger et partiale que tout les autres sur le sujet…
patricia le 15 octobre 2010
Bonjour,
Je trouve qu’il y a un déséquilibre entre chaque possibilité d’accouchement offerte aux femmes. L’accouchement dans un environnement hospitalier a la plus grande part du reportage (en comptant les interviews des médecins), en 2nde place la maison de naissance et ensuite l’accouchement à domicile.
Il est clair que l’accouchement toute seule à domicile est risqué et ne peut être qu’un accident (ambulance n’arrivant pas à temps, etc.) car de toute l’histoire de l’humanité et encore dans certains peuples, l’AAD est toujours un accompagnement de la mère et du bébé par une sage-femme voire un médecin.
Il y a beaucoup d’imagination autour de l’accouchement à domicile et pourtant les mères adorent leurs enfants et ne veulent pas prendre de risques inutiles. Lorsque la grossesse est déclarée à risque, il n’y a pas d’AAD ni d’accueil dans une maison de naissance car la sage-femme ne sera pas d’accord pour mettre en danger la vie du bébé.
Lorsqu’une femme est près d’accoucher, la sage-femme ou le médecin a le matériel nécessaire pour juger la situation afin de prendre une décision urgente de transporter la mère à l’hôpital. Cela ne se fait pas à la dernière minute mais bien plusieurs heures avant ET dans le cade d’une grossesse normale.
Néanmoins, il faut prévenir les mamans qu’il est préférable de "se tester" à l’avance pour savoir si vraiment on est faite pour un accouchement sans péridurale en passant par une maison de naissance pour le 1er enfant. Il est préférable de savoir à quoi on peut s’attendre avant de se lancer. Il n’est pas question de refuser par exemple de pousser à la dernière minute sous prétexte qu’on a mal car pas de péridurale et que l’on a sous-estimé son engagement…
Bon courage à toutes les mamans à venir ! Patricia
claire le 18 octobre 2010
je souhaiterais préciser qu’un accouchement à domicile est lui aussi médicalisé puisqu’accompagné par un professionnel médical adapté qui ne vient pas les mains dans les poches …et que cet accouchement fait suite à un suivi médicalisé de la grossesse par le même professionnel. Il ne faut pas confondre les accouchements inoppinés à domicile et ceux prévus avec tout le suivi préalable. Les statistiques de l’AAD en France mélangent bien les 2.. Pourquoi l’OMS publierait que l’AAD n’est pas plus risqué qu’à l’hopital dans la mesure où la grossesse et l’accouchement sont suivis par le même professionnel adapté, que la grossesse ne présente pas de complications,et que la patiente habite à une distance d’un plateau technique permettant un éventuel transfert ? Ces recommandations sont entendues par nos voisins européens mais c’est à croire qu’il suffit de passer la frontière pour qu’accoucher à domicile devienne risqué … Bien-sûr la médecine fait des choses merveilleuses pour ces tout petits bout de chous prématurés ou pour les grossesses à risque et c’est tant mieux, mais elle ne fait pas assez confiance au corps humain.En France on ne parle que risque et peur ..Mais ailleurs la prévention se cultive, le savoir-faire pour préserver la physiologie s’enseigne.. Je m’arrête là …
Jerome le 25 octobre 2010
je suis le papa de la petite prématurée qu’on voit dans le reportage.
Après 1 mois et demi passé à l’hopital, notre fille est rentrée à la maison, et elle va très bien.
Patricia le 6 novembre 2010
Je reviens sur les commentaires de ce reportage juste pour féliciter jérôme et la maman qui sont rentrés à la maison avec leur enfant préma d’1 mois et demi.
Je sais ce que c’est que de pouvoir enfin rentrer à la maison car mon enfant était tout juste limite préma à 37 semaines.
Bonne continuation avec votre bébé (ce n’est que du bonheur même si c’est difficile les premiers mois !) Patricia