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La potion amère des pharmaciens
Publiée le
06/09/2010
[Durée] 27mn
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La santé publique est au coeur de tous les grands débats qui animent notre société. Chaque mois, Elizabeth Martichoux réalise un diagnostic très didactique des enjeux de santé sous le regard attentif d’un expert. La dépendance, la réforme de l’hôpital, le handicap, la souffrance des adolescents… à chaque émission une thématique de santé publique dans tous ses états.
Entre reportages, interviews de professionnels de santé, de patients et de personnalités politiques, Etat de santé dresse un Etat des lieux pour mieux appréhender un Etat d’urgence.
Pour cette plongée séquencée au coeur d’une problématique, les caméras mènent l’enquête en révélant les indicateurs symptomatiques et les signaux d’alarme. Véritable autopsie d’une situation sous haute attention, Etat de santé s’adresse au grand public. Décrypter pour mieux informer, cette émission révèle les maux d’une problématique de santé et les nouveaux enjeux à relever comme autant de défis pour mieux vivre demain.
Le Thème du mois : La potion amère des pharmaciens
Pharmacien : une profession protégée ? Plus tant que cela. Aujourd’hui, une pharmacie sur deux est dans le rouge, et ce sont surtout les petites officines qui sont menacées.
Pour mieux comprendre les évolutions du métier de pharmacien, Elizabeth Martichoux reçoit Catherine Lemorton, pharmacienne et députée PS de la 1ère circonscription de Haute-Garonne.
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Les commentaires sur cet article :
Han-Ho le 6 septembre 2010
Concernant la vidéo « Etat de Santé : La potion amère des pharmaciens » ainsi que de nombreuses autres régulièrement, est-ce si pénible que cela de préciser leur durée ?
Cdlt,
Han-Ho
Aziz / LCP le 7 septembre 2010
La durée sera indiquée lorsque l’émission sera disponible en catch up (VOD).
marina le 19 septembre 2010
Bonjour, je viens de regarder votre emission. Je suis francaise mais pharmacienne exercant en angleterre… je voulais juste rectifier une information que vous avez donnee : les conseils du pharmaciens sont gratuits, meme les consultations….£7.20 est le prix d’un medicament sur ordonnance. C’est a dire que s’il y a 2 medicaments, cela coutera 14.40 pounds. Cependant, il y a des exceptions a la regle : beaucoup de gens n’ont pas besoin de payer comme les enfants de moins de 16 ans, les personnes agees,etc…voila, c’est tout ce que je voulais dire.
Pierre le 21 septembre 2010
Bonjour,
Il est grand temps que les pouvoirs publics prennent conscience du rôle du pharmacien dans la Santé Publique. Veut on voir leur disparition comme inéluctable et trans former la Santé en une "grande pompe à fric" à destination de la grande distribution pour financer quelques campagnes électorales, moyennant d’accorder quelques privilèges ? Souhaitons que ce documentaire aident nos politiques à voir plus clair . Enfin, si les regroupements sont un pis aller, encore faut il que des moyens économiques soient donnés à ceux qui veulent le faire, car c’est souvent une façon détournée de voir disparaitre une pharmacie. Il est dommage, par ailleurs, que la déserification rurale des professions de santé n’ait pas été abordée de façon plus claire.
christian le 15 octobre 2010
Tres bon reportage : il n’y a pas de langue de bois. Les pharmaciens ne sont plus les notables d’antan … La profession a foretement évoluée et n’est plus cette rente de situation enviée par beaucoup. Mon témoignage : ma femme et moi sommes pharmaciens . nous sommes chacun titulaire d’une officine. Nous ne comptons pas notre temps et les semaines de 50h et plus sont monnaies courantes. Nous sommes vissés à notre comptoir pour répondre aux attentes de nos patients : nous ne sommes pas uniquement des dispensateurs de boites ; mais nous passons notre temps , pour notre plus grande satisfaction , à con seiller, à écouter , trouver des traitements, orienter. Le pharmacien est plus qu’un professionnel de santé ; il est le mailon indispensable en tant qu’éducateur sanitaire et SOCIAL. Notre mission se réalise 365 jours par an à plein temps…. La conjoncture économique aidant, les restrictions sur les marges , l’indifférence quasi générale des politiques et de l’opinion général, nous conduisent à professer un véritable sacerdoce dans la passion de notre métier , et la peur constante d’être jeté à la rue sans aucune reconnaissance . A titre d’information, apres remboursement de nos charges d’emprunts sur chacune des officines, nos revenus nets pour notre couple est de 35000 euros net par an…. soit 1500 euros par mois par personne : une misère qui fait encore réver nombre de francais : sommes nous si privilégiés que cela ?????
Inversement, nous reconnaissons que certains pharmaciens sont des nantis…. ils ne représentent plus que 30% d’entre nous …. Souhaitons que ce reprtage passe à une heure de grande écoute
MR13 le 20 octobre 2010
j ose esperer que vous compter rentrer dans vos frais d’une façon ou d’une autre car c’est bien beau d aimer son metier mais 35000 euros par pour 2 pour des semaines de 50h ça frise le ridicule !!!!!!!!!!!!!!!!en tant que salariés vous gagneriez davantage !!!!!….stop la langue de bois !!ou est le BUG ???….
béatrice le 28 octobre 2010
BRAVO ! a l’invitée de ce jour jeudi 29 octobre
tom le 23 novembre 2010
je n’arrive pas à visionner l’émission.. apparemment le lien n’existe plus (server not found).. ?
Cdlt
Alex / LCP le 23 novembre 2010
Pourtant, tout semble fonctionner depuis mon poste. La vidéo est bel et bien en ligne et devrait être visible depuis chez vous.
thierry le 30 novembre 2010
reponse à MR 13 : non monsieur, il ne s’agit malheureusement pas d’un bug ! vous vous doutez bien que si ce confrère avait pu anticiper une telle évolution de son métier, il n’aurait pas pris ces risques devenus invraisemblables avec le temps . vous devez savoir, et c’est bien triste, qu’aujourd’hui 40% des pharmaciens gagnent moins que leurs salariés et ils ne l’ont évidement pas choisi. quand on reprend une entreprise ( la pharmacie est une TPE avec 4 à 5 salariés en moyenne) on s’engage pour 10 à 15 ans ; sur une telle durée, il est impossible de faire un prévisionnel digne de ce nom tant les paramètres sont multiples et changeants . et pourtant, les banques ont financé ce type de dossiers, parfois un peu facilement, hélas.
thierry le 30 novembre 2010
reponse à MR 13 : non monsieur, il ne s’agit malheureusement pas d’un bug ! vous vous doutez bien que si ce confrère avait pu anticiper une telle évolution de son métier, il n’aurait pas pris ces risques devenus invraisemblables avec le temps . vous devez savoir, et c’est bien triste, qu’aujourd’hui 40% des pharmaciens gagnent moins que leurs salariés et ils ne l’ont évidement pas choisi. quand on reprend une entreprise ( la pharmacie est une TPE avec 4 à 5 salariés en moyenne) on s’engage pour 10 à 15 ans ; sur une telle durée, il est impossible de faire un prévisionnel digne de ce nom tant les paramètres sont multiples et changeants . et pourtant, les banques ont financé ce type de dossiers, parfois un peu facilement, hélas.
jack le 29 décembre 2010
Je viens de voir l’interview (la rediffusion, manifestement), juste la fin.
Il y a la partie ou l’invitée indique que E.Lec. veut faire du commerce et lui fait le procès d’intention de ne plus mettre de pharmacien à disposition au bout d’un an, et puis il ya la dernière partie :
A la question de la journaliste sur le "rapprochement" des pharmaciens avec les grands labos, l’invitée botte en touche en indiquant le rapprochement avec les "assureurs". Très bien, mais sur la question ? pas de réponse ni de relance…
Viens ensuite la partie où le pharmacien se voit très bien médecin en pouvant faire des prescriptions sur des maladies "courantes", l’exemple de la gastro est suggéré. Cela allégerai les médecins surchargés, indique-t-on. J’y vois la une contradiction : là ou il faut un pharmacein pour acheter de l’aspirine, du paracétamol, (voir l’interview, passage sur l’automédication), il ne faut pas de médecin pour diagnostiquer une gastro ?
Je pense finalement que toute ces professions où le salaire est lié au chiffre d’affaire ont beau se parer de vertue, le but est quand même de s’assurer un bon salaire. Pour moi, les pharmaciens et les médecins devraient avoir un salaire fixe, certes élevé, mas pas proportionnel aux nombres de patients. Cela me fait penser à la bonne blague (qui s’applique au pharmacien ou au docteur) en cette période de voeux : bonne année, bonne santé…..c’te blague !
Quentin le 6 janvier 2011
Serait-il possible d’utiliser le vocabulaire adéquat…. j’entends par là non pas "boutique" mais officine…, et non pas "pharmacienne" mais pharmacien ? Il est réducteur de parler de boutique, les pharmacies d’officines ne sont pas des boutiques, mais des lieux de dispensation de médicaments, ainsi que le relais privilégié de la santé publique, et du maillage social…