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Le 5 mars 1937, l’hebdomadaire Marie-Claire fait son apparition dans les kiosques. Cette nouvelle image de la femme apporte un succès rapide au magazine, qui doit cependant, interrompre sa parution lorsque la guerre éclate. En octobre 1954, les Françaises assistent à la renaissance du magazine devenu mensuel. Le journal renoue immédiatement avec le succès. Il ouvre l’avenir de ses lectrices, leur donne les armes pour s’imposer dans la société et accompagne leur évolution.
Marie-Claire sera de toutes les luttes féministes : de l’avortement à la contraception, de la séduction à l’émancipation, le magazine ouvre la voie à une véritable analyse de l’individualité féminine.
Ce documentaire de 52 minutes revient sur ce demi siècle d’engagements, de mode et de passions et illustre les formidables avancées que notre civilisation toute entière a traversées au cours de ces décennies majeures.
Entre témoignages et archives, il invite le téléspectateur à redécouvrir les clés socio-historiques qui ont fait date dans la revue. Comment un magazine, né avant-guerre, a-t-il su traverser le temps en guettant mais aussi en faisant les modes ?
Une seule journée ne suffirait pas….
En écho à la journée du 8 mars, LCP-Assemblée nationale fait la part belle aux Femmes sur sonantenne durant tout le mois de mars à l’occasion d’une programmation thématique : « En avant Toutes ! ».
Influentes, rebelles, résistantes…elles tracent leur destin entre ombre et lumière. Siècle de l’émancipation féminine, le XXème siècle reste celui des luttes menées par les femmes pour défendre leurs droits…quels seront leurs combats au XXIème siècle ? Entre Magazines, documentaires et débats, les Femmes, qui ont marqué l’histoire ou celles qui continuent de l’écrire aujourd’hui, sont au coeur de cette programmation spéciale.
Documentaire réalisé par François CHAYE (52’)
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Les commentaires sur cet article :
évolène le 4 mars 2011
Très bonne émission pour une femme comme moi qui a essayé de me changer et de changer tout ce poids machiste sur nous. J’ai 65 ans mais je trouve malheureusement qu’un mouvement inverse du nôtre est entrain de naître chez les jeunes femmes ? Est-ce exact ? Je ne sais plus. Bravo à toute l’équipe de Marie-Claire car c’est vrai que dans les années 70, il était difficile de trouver autre chose chez les marchands de journaux. "Le Torchon Brûle" était difficile à trouver en dehors de Paris. Heureusement, qu’après, il y a eu "Le mensuel des Femmes" par la Librairie des Femmes que l’on trouvait même en banlieue parisienne et en province. Merci encore et Vive les Femmes et le 8 Mars !!!
Géraldine le 13 mars 2011
N’oublions que l’homme a choisi comme symbole de la France une femme….comme symbole de la Justice encore une femme…et comme symbole de la Liberté toujours une femme… Très belle émission qui démontre que le chemin n’est jamais terminé pour la femme…comme pour l’homme…c’est la vie de l’humanité que nous construisons pas à pas…et espèrons ensemble…parfois chacun de son côté pour mieux nous retrouver…Réalité ou utopie…L’avenir nous le dira… Une femme libre
Carole le 16 mars 2011
On ne peut pas voir la vidéo de ce documentaire sur internet ?
Nath92 le 28 juillet 2011
Bonjour, j’ai regardé ce programme hier soir mercredi 27 juillet avec mes filles (19 et 16 ans). Je suis moi-même très concernées par ces questions, puisque ma propre famille a vécu le mouvement de 68 de façon très active. Je suis actuellement professeur dans le secondaire.
Si la récapitualtion de l’histoire du mouvement d’émancipation des femmes était intèressant, par contre j’ai trouvé beaucoup de faiblesses dans les diverses analyses et point de vue de certaines intervenantes. J’ai trouvé aussi très regrettable que l’on passe outre la question sociale, la question de l’argent : Il y avait selon moi en effet une certaine indècence à entendre parler des femmes dont on se doute qu’elles sont plutôt aisées, même très aisées financièrement (Alexia de Laroche-Joubert, Line Renaud, les journalistes de Marie-Claire) parler de la "libération des femmes", du pouvoir des femmes, etc… . Ainsi, Alexia laroche-Joubert dit que oui, c’est possible d’avoir une "vie de femme" (affective) même si on travaille et qu’on a des enfants…Elle dit en substance que "tout" mener de front est possible. Je crois qu’elle oublie à quel point ce type de vie est réalisable quand on a un travail épanouissant, aux horaires souples, quand on gagne décemment sa vie, quand on a assez d’argent pour s’occuper de soi physiquement, avoir un joli appartement, de jolis vêtements, etc…. Par contre, c’est presque "mission impossible" quand on est pauvre. Ces femmes favorisées socialement que l’on voit dans le reportage sont-elles ignorantes à ce point qu’une femme dans une grande difficulté sociale ne peut pas mener sa vie comme elle l’entend ? Vont-elles voir dans les quartiers, les cités de banlieues, comment les femmes, prisonnières de la misère, ne peuvent avoir une vraie vie de femme "libre" ? Voit-elles ces femmes déjà ravagées et abîmées à seulement 35/40 ans, qui travaillent trop ou trop peu, et en tout cas dans des emplois inintèressants et mal payés, épuisées par des grossesses plus ou moins désirées, et finalement aussi esclaves qu’autrefois ?
D’autre part, je ne partage pas l’idée que travailler dans un univers composé excusivement de femmes serait mieux qu’un univers masculin. Les femmes ont un potentiel de rivalité et de violence qui rend l’atmosphère professionnelle parfois irrespirable, malsaine. Les femmes peuvent être ausssi tyranniques que des hommes, parfois bien plus, puisque certaines d’entre elles ont trop de frustrations à compenser, de problèmes psychiques non-réglés.
J’ai personnellement besoin des hommes dans mon quotidien intime et professionnel. Il apportent beaucoup de choses, des choses différentes mais tout aussi nécessaires que celles qu’apportent les femmes.