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Magistrats, Sarkozy : le bras de fer !
avec : Élisabeth Guigou, Jean-Paul Garraud, Serge Portelli, Alain Boulay
Publiée le
14/02/2011
[Durée] 48mn
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Le 3 février dernier à Orléans, Nicolas Sarkozy dénonçait les "dysfonctionnements graves" de la justice dans l’affaire Lætitia Perrais en assurant que "ceux qui avaient couvert ou laissé faire ces fautes seraient sanctionnés". Cette petite phrase a suffi à mettre le feu aux poudres et déclenché le mouvement de grève sans précédent des magistrats. Ces propos ne sont en fait que le point d’orgue à toutes les attaques dont le corps judiciaire a fait l’objet depuis ces dernières années.
En plus de dénoncer cet acharnement, les magistrats veulent faire entendre leur mécontentement quant aux accusations qui leur sont lancées : ces dysfonctionnements sont dus à une insuffisance probante de moyens, qui chaque année s’amenuise un peu plus.
Jeudi 10 février, la journée du mouvement national a vu défiler 170 des 195 tribunaux et cours d’appel de France et, se joignant à eux, du personnel pénitentiaire, des avocats mais surtout des syndicats de police, affirmant par leur présence, leur propre agacement et leur soutien au mouvement. Nicolas Sarkozy, qui s’est exprimé sur TF1 n’est pas revenu sur cette mobilisation des magistrats, mais a seulement annoncé la mise en place prochaine des jurés populaires dans les tribunaux.
Les magistrats sont donc toujours dans l’attente de réponses du gouvernement et le mouvement se poursuit. Le ministre de la justice, Michel Mercier, devrait faire, ce lundi 14, des propositions concrètes et notamment d’augmentation d’effectifs. La séance est donc reportée.
Question du JDD : Les magistrats ont-ils raison d’être en colère ?
Invités :
+Élisabeth Guigou, secrétaire nationale au PS, député PS Seine Saint Denis, chargé de la réforme de l’Etat et des collectivités territoriales
+Jean-Paul Garraud , député UMP Gironde, conseiller régional d’Aquitaine et ancien magistrat
+Serge Portelli, vice président au tribunal de Paris, ancien conseiller du président de l’assemblée nationale, membre du syndicat de la magistrature.
+Alain Boulay, président de l’APEV (aide aux parents d’enfants victimes), membre du conseil national de l’aide aux victimes
Diffusion : du lundi au jeudi à 20h50
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Les commentaires sur cet article :
micka 85 le 14 février 2011
Bonjour, si les magistrats constatent un disfonctionnement depuis prés de 33 ans, pourquoi avoir attendu si longtemps et notamment après cette doulourese affaire ?
Phil le 14 février 2011
Monsieur Garraud, expliquez moi comment l’étudiant en droit que je suis peut comprendre votre acharnement à nier le sens des propos du président de la république. Dois-je abandonner mes études de suite et me rendre au café du commerce ???
ARTHURIN le 14 février 2011
Le disfonctionnement de la magistrature demande plus de personnel mais chez les (spee ),ils sont 30% en arret de maladie au frais du contribuable !Imaginez ça dans le privée:impossible !
Jean le 14 février 2011
J’ai travaillé dans un service de probation (aujourd’hui SPIP) durant 2 ans avant de le quitter pour embrasser une carrière d’officier de Police. Je suis aujourd’hui retraité de la police. J’ai quitté la probation car ce système en théorie très séduisant est trop tourné vers le social et l’assistanat au préjudice de l’aspect dissuasif de la mise à l’épreuve. Un Tony MEILHON pris en charge par une assistante sociale ou un conseiller à l’insertion ne peut valablement prendre au sérieux le soit-disant contrôle auquel il doit se soumettre. Je pense même que s’il avait été effectivement pris en charge par le spip cela n’aurait rien changé à la suite. Il faut dissocier les cas d’individus "réinsérables" de ceux "potentiellement dangereux", ces derniers devant être soumis à un véritable contrôle effectué par des fonctionnaires d’autorité spécialisés, en partenariat avec les services de Police. Or il n’y a pratiquement pas de collaboration entre ces deux administrations, la première considérant que fréquenter la police nuit à une bonne relation de confiance avec le probationnaire (ou conditionnel). Quant aux policiers ils ignorent souvent jusqu’à l’existence des SPIP. Il faut prendre exemple sur le fonctionnement de la probation dans les pays anglo-saxons.
lili le 15 février 2011
tres deçue de ce debat inequitable comme presque toujours. Vous devriez installer toutes les personnes de gauche d’un coté et l’accusé de l’autre, ça aurait l’avantage de donner le ton. Du coup la mauvaise foi fait rage, le magistrat "parle" d’outreau mais ne reponds pas à la question posée. Il ne répond pas non plus à la sentinelle citoyenne qui soulève pourtant une bonne question, sur leur incapacité à juger certaines affaires, où à classer à tour de bras certaines autres…
Enfin, personne ne s’est etonné dans plusieurs reportages (dont le votre) que la corporation des magistrats se jugent innocent sur l’affaire Laetitia avant même les conclusions d’enquêtes. Si ça ce n’est pas la preuve d’une justice à deux vitesses !
josee le 15 février 2011
Si Mme Guigou avait fait des reformes nous n’en serions pas là - Josee