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Prothèses mammaires : un nouveau scandale sanitaire ?
avec : Norra Berra, Bruno Alfandari, Jean-François Mattéi, Delphine Byrka
Publiée le
12/01/2012
[Durée] 40mn
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C’est un scandale qui touche des femmes du monde entier. Dans tous les pays, les prothèses mammaires PIP, contenant du silicone frelaté, ont été implantées. L’affaire éclate en mars 2010. L’Afssaps annonce le retrait du marché des implants mammaires de la société Poly Implant Prothèse (PIP).
L’entreprise est placée en liquidation judiciaire. En cause : un taux anormal de ruptures et l’utilisation d’un gel « différent de celui déclaré lors de la mise sur le marché ». Plusieurs plaintes sont déposées. Les femmes porteuses de ces implants sont invitées à les retirer. Le 21 novembre 2011, c’est un drame qui porte réellement l’affaire sur le devant de la scène : une femme, porteuse d’implants PIP décède d’un lymphome.
Si le lien entre cancer et prothèses n’est pas établi, l’Afssaps annonce avoir enregistré vingt cas de cancer chez des femmes porteuses de ces prothèses. Après la mort d’une seconde femme, un comité de suivi est mis en place. L’enquête révèle une vaste escroquerie de la part du patron de l’entreprise PIP Jean-Claude Mas.
Mais pour le moment, il n’a toujours pas été mis en examen. L’Afssaps a-t-elle pleinement joué son rôle ? Les chirurgiens ont-ils leur part de responsabilité ? Comment la sécurité sociale va-t-elle rembourser les victimes de ce scandale ? Sommes-nous en train d’assister à un nouveau scandale sanitaire après l’affaire du Mediator ? Les invités répondront à ces questions ce soir sur notre plateau autour d’Arnaud Ardoin.
Invités :
+ Nora Berra, secrétaire d’État en charge de la Santé.
+ Bruno Alfandari, président du Syndicat National de Chirurgie Plastique Reconstructrice et Esthétique (SNCPRE).
+ Jean-François Mattéi, philosophe.
+ Delphine Byrka, grand reporter à Paris-Match.
En présence de députés, d’experts, de personnalités mais aussi de citoyens, ce magazine dédié à la vie parlementaire et politique développe chaque soir un thème fort au coeur de l’actualité. Entre analyses, débats, reportages et témoignages de citoyens en direct, Arnaud Ardoin impose une autre façon de présenter et d’aborder l’actualité grâce à l’interactivité.
De simple téléspectateur, le citoyen devient acteur dans le débat par webcam interposée ou via le forum dédié à l’émission. Information en miroir, Ça vous regarde favorise l’information à double sens en renvoyant les préoccupations, les questionnements des sentinelles citoyennes à celles des parlementaires.
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Les commentaires sur cet article :
comment le 11 janvier
Bonsoir, je pense à mon avis qu’il faut absolument rétablir la peine de mort pour tous les meurtriers volontaires et pour les meurtres involontaires, il faudrait faire des enquêtes bien minutieuses car bien sûr ôter la vie d’un être humain est très grave et qu’aussi, il faut vider les prisons afin qu’elles ne soient plus remplies de la sorte et que nous contribuables en avons marre de payer pour tous ces délinquants quels qu’il soient surtout d’origine étrangère bien qu’ils soient Français ou nés en France, soient renvoyés dans leur pays d’origine de leur parents. Nos prisons sont trop remplies des gens nés de l’immigration.
Jean-François Caracci le 12 janvier
http://frederiqueruggieri.blogspot.com/
vlalele le 12 janvier
implants mammaires : dans l’industrie quand mon client me fait une réclamation pour un défaut venant d’un composant, je suis responsable vis-à-vis de mon client pour l’erreur de mon fournisseur, car je suis censée gérer mes fournisseurs. Pourquoi les victimes dans l’affaire PIP ne pourraient pas demander réparation au chirurgien, dont l’assurance devrait rembourser les dommages ? Si les chirurgiens ne sont pas responsables devant les patients, les patients doivent-ils s’assurer eux-mêmes que les composants utilisés présentent les garanties nécessaires ? Il faut que ce soit bien clair, car vous imaginez la décision de se faire opérer ou pas est lourde de conséquences. Les chirurgiens ont intérêt à prendre en charge les dommages s’ils veulent que les patients continuent à leur faire confiance
scott123 le 12 janvier
l’émission bilan du 22 décembre m’avait bcp plu mais elle n’est pas sur le site apparemment.
Alauda le 13 janvier
Qui finance les experts et l’autorité de contrôle de la qualité des produits mis sur le marché de la santé ? Quel pourcentage d’argent privé, combien d’argent public ?
Pourquoi la sécurité sociale devrait-elle payer pour éponger les escroqueries d’une industrie pharmaceutique qui est loin d’être toujours claire dès qu’il s’agit de protéger ses intérêts ?
Et puis cette affaire pose un problème de civilisation. On peut comprendre qu’une femme opérée souhaite une reconstruction de ses seins enlevés. Mais, pour avoir suivi d’un regard sceptique quelques reportages sur la mode des seins siliconés, je m’interroge aussi sur la responsabilité des coquettes…
"Victime de la mode, tel est son nom de code", le refrain est connu.
Pour être fille d’une mère opérée en 1969, toujours en vie aujourd’hui, et absolument opposée à la pose d’implants dans son propre corps, je reste attachée à une conception traditionnelle : mieux vaut acepter le moule unique que la nature nous a donné avec ses défauts que de se conformer à des critères de beauté standardisés depuis la poupée Barbie.