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Chambres de Commerce : une réforme pour moderniser ?
avec : Catherine Vautrin, Jean-François Bernardin, Jean Gaubert, Pierre-Alexandre Vidal
Publiée le
26/04/2010
[Durée] 51mn
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La Réforme des Chambres de Commerce et de l’Industrie a été votée le 14 avril 2009 par l’Assemblée Générale des CCI. Cette réforme a été traduite dans le projet de loi présenté en Conseil des Ministres le 29 juillet 2009. Le projet de Réforme qui en découle sera discuté au coeur même de l’Assemblée Nationale à partir du 27 avril prochain.
Cette réforme s’appuie sur trois grands principes. Elle envisage dans un premier temps le renforcement de l’échelon national et des échelons régionaux pour ainsi mutualiser les structures et proposer une meilleure adaptation des missions au service des entreprises qui passera par la mise en place d’une fiscalité unique régionale. Les CCI s’engageront dans l’amélioration de la qualité et l’homogénéité des services rendus. Enfin, cette réforme promet une réduction de la pression fiscale qui pèse sur les entreprises.
Une première fusion d’une vingtaine de CCI avait déjà eu lieu en 2005. Le projet de réforme qui sera défendu par la majorité présidentielle demain s’inscrit dans le prolongement de ce mouvement de concentration.
La réforme des CCI ne va-t-elle pas conduire les Chambres de Commerce et d’Industrie à abandonner leur proximité territoriale, essence même de leur légitimité ? Comment financer les CCI depuis le retrait de la Taxe Professionnelle ? Comment cette réforme compte-t-elle prendre en compte les particularismes territoriaux ? Cette réorganisation profonde va-t-elle induire une suppression de postes conséquente ? En présence de ses invités, Arnaud Ardoin nous donnera ce soir un éclairage sur ce projet de réforme et relèvera les inquiétudes qu’il suscite.
Invités :
+ Catherine Vautrin, vice-présidente de l’Assemblée nationale, députée UMP de la Marne,
+ Jean-François Bernardin, président de l’ACFCI (Assemblée des Chambres Françaises de Commerce et d’Industrie)
+ Jean Gaubert, vice-président de la commission des affaires économiques de l’Assemblée nationale, député PS des Côtes-d’Armor,
+ Pierre-Marie Vidal, directeur de la rédaction d’Acteurs publics et Profession Politique.
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Les commentaires sur cet article :
Jean michel le 22 avril 2010
Cette réforme est une chance d’organisation territoriale au niveau des région pour une offre de formations répondant aux besoins des entreprises et offrir une dynamique de réflexions et de mise en commun des outils de formation pour répondre aujourd’hui aux besoins de nouveaux métiers et de nouvelles compétences pour demain. Les CCI étant des opérateurs de formation importants dans les régions, dans le cadre de formations par alternance, de formations continues et des grandes écoles (ESC …), les discussions doivent avoir lieu dans les régions pour coordonner ces offres de formations et répondre aux besoins des professionnels en tenant compte des spécificités de chacun.
JAK le 22 avril 2010
L’ACFCI est elle crédible en tant que "vaisseau amiral" du réseau après ses mauvais résultats sanctionnant une gestion approximative et ses récents recrutements opportunistes dans l’entourage familial de personnalités politiques influentes ?
Cette Réforme re-centralisatrice, heureusement amendée depuis la proposition du texte initial, ne risque t’elle pas de donner aux acteurs locaux proches de leur territoire, la posture réduite de simples velléitaires ?
Envisage t’on des plans sociaux pour les salariés, avec notamment la mutualisation déja engagée des services supports ?
robot le 26 avril 2010
une vaste réforme pour une cohérence économique OUI cependant attention au centralisme économique régional. Salarié de CCI (s) depuis 20 ans je constate une évolution positive de mon métier : celle de la prise en compte de résultat c’est tant mieux !!! Mais nous sommes nombreux à penser que la réforme aussi permettre des licenciements.
Gael le 26 avril 2010
Cette réforme pourrait être une chance de créer pas à pas des chambres économiques utiles aux entreprises des régions. Malheureusement la stratégie des acteurs qui "dirigent" certaines CCI est entièrement tendue vers le poste qu’ils convoitent. D’où les embauches hors de proportion pour gonfler leurs équipes et vendre des potentialités qu’ils n’ont pas.
Julipongo le 26 avril 2010
Je travaille dans une CCI d’un petit département trés éloigné du chef lieu de région (200 km), j’ai du mal à comprendre comment nous allons pouvoir améliorer et assurer notre coeur de métier cad la proximité des entreprises, avec une régionalisation, comme le veut cette réforme. Déjà "petit poucet" de notre région, nos entreprises ont du mal a être entendues, ce n’est pas en réduisant les présences sur les territoires que l’on va garder des entreprises dans des départements qui souffrent déjà du chômage (sachant que souvent le réseau publique conditionne aussi la venue de nouvelles entreprises au même titre qu’une école va attirer une famille a s’installer dans un département rural). Pour réagir à ce qui se dit actuellement dans votre émission, ce que nous envient tous nos opposants c’est notre PROXIMITE des entreprises, si on enleve cette valeur ajouté aux CCI, nous perdrons notre essence. PS : Merci de constater que comme par hazard seules les "grosses CCI" sont POUR cette réforme… sachant que mathématiquement les petites représentent les "petits" territoires !!!!
MrB le 26 avril 2010
Je suis étonné d’entendre qu’il est délicat de faire un rapprochement des CCI, compte tenu du fait de la proximité envers les entreprises, et qu’en est-il de la proximité des établissements hospitaliers, besoin de proximité par excellence qui nous concerne tous ! Je suis chef d’entreprise dans la région de Reims, hélas jamais ma CCI est venue vers moi pour m’informer. Peut-on appeler cela de la proximité ?
André le 26 avril 2010
La reforme des CCI c’est l’appauvrissement des territoires et la voie à un jacobinisme exacerbé de la part des grandes villes de métropole