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L’insécurité peut-elle se mesurer ?
avec : Jean-Jacques Urvoas, Bruno Beschizza, Aziz Senni, Christian Mouhanna
Publiée le
08/04/2010
[Durée] 51mn
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C’est avec fermeté que le Président de la République annonçait le 24 mars dernier vouloir « s’engager personnellement » sur le dossier de la sécurité. Après la défaite cuisante de la majorité présidentielle aux dernières élections régionales, Nicolas Sarkozy renoue avec l’un de ses thèmes de prédilection : la lutte contre la délinquance.
Violences en milieu scolaire, violences dans les quartiers dits sensibles, les chiffres de la délinquance ont pourtant sensiblement baissé au cours des 6 derniers mois. Le ministre de l’intérieur, Brice Hortefeux, annonçait le 14 janvier dernier une baisse significative de la délinquance de 1%.
La réapparition de la question de l’insécurité en France n’annonce-t-elle pas les prémisses de la campagne présidentielle de 2012 ? Assiste-t-on à une véritable recrudescence des actes de violence ? Comment interpréter les chiffres qui diffèrent considérablement selon les sources ? Caméras de vidéo surveillance, augmentation des effectifs de police et de gendarmerie : doit-on privilégier les solutions technologiques ou humaines ? Arnaud Ardoin répondra à toutes ces questions ce soir en compagnie de ses invités.
Invités :
+ Jean-Jacques Urvoas, député socialiste du Finistère,
+ Bruno Beschizza, secrétaire général du syndicat de police Synergie Officiers,
+ Aziz Senni, secrétaire national en charge des Entreprises au Nouveau Centre,
+ Christian Mouhanna, chercheur associé au CSO/CNRS et chercheur au CESDIP (Centre de recherche sociologique sur le droit et les institutions pénales), spécialiste des questions de police et de justice.
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Les commentaires sur cet article :
JML le 8 avril 2010
Il est vrai que d’une manière générale, les annonces de chiffres ne retiennent plus qu’une attention superficielle, soit par les contradictions verbales qui y sont apportées, aussi parfois parcequ’on ne sait pas trop ce qu’elles signifient vraiment. Il y aurait peut-être des progrés à faire, avec la puissance des moyens informatiques, pour que des données statistiques fiables soient collectées plus rapidement, diffusées avec plus de précision peut-être et le cas échéant de transparence. Il est clair que les "chiffres" ne résoudront pas les questions de violence, mais les progrés dans ce domaine permettraient peut-être que leur qualité arbitre naturellement dans les débats de contradiction.
Pour ce qui est de la question de la substituion de la technologie ou des machines à l’homme c’est un vaste sujet qui ne concerne pas que le domaine de la sécurité. Il n’y a probablement que l’expertise de terrain qui pourrait documenter par l’exemple l’efficacité véritable d’une solution indépendamment des questions d’économie financière. Par rapport à la technologie des drones qui se développe, il est assez évident qu’il vaut mieux envoyer des machines que d’exposer des hommes à des armes de toutes sortes.
JML le 8 avril 2010
Un cas particulier auquel les statistiques pourraient répondre, c’est celui de la violence dans les écoles, la "jeunesse" à partir de laquelle elle se révèle, et si elle touche davantage les mileux urbains que ruraux.
J’avais vu il y a quelques temps les images d’une école maternelle ou d’un crèche et déjà la réaction au "vol" d’un objet suscitait la réaction de la "tappe". Heureusement qu’il n’y a que dans les dessins animés que l’on voit des nourissons sortir un colt de leur berceau.
asmeraldat le 8 avril 2010
Depuis l’abolition de l’armée, qui était un régulateur pour les pomés, a les apprendre a vivre en société, a les remettre sur un droit chemin, détecter leur analphabétisme, et leur donner des horaires correct et non se lever a midi pour aller "s’amuser", l’enfant roi est devenu votre terreur. Surtout après l’angélisme de Monsieur Mitterand, où les parents n’ont plus de droits sur leur progéniture. Comme ce père qui a giflé son enfant pour fausse signature, cette personne a été mise en garde à vue. Le gagnant c’est l’enfant, pourquoi ne recommencerait-il pas puisque son père n’est plus rien. Voilà comment les germes de la délinquance apparaissent.