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Loi Florange et Realpolitik

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Souvenez-vous, c'était le 24 février 2012. Juché sur une camionnette, le candidat Hollande à l'élection présidentielle promettait aux métallos d'ArcelorMittal à Florange que MOI, PRÉSIDENT, « je suis prêt à ce que nous déposions une proposition de loi qui dirait : quand une grande firme ne veut plus d'une unité de production, mais ne veut pas non plus la céder, nous en ferions obligation ».

Dix huit mois plus tard, les derniers hauts fourneaux de Lorraine ont fermés et la loi dite Florange, rebaptisée « loi visant à reconquérir l'économie réelle » accouche d'une souris. Un patron qui veut fermer un site ne sera pas obligé de le céder, mais de rechercher un repreneur.

Une façon de voir les choses pragmatique que ne partage pas le député UMP, Jean-Charles Tougourdeau, ancien chef d'entreprise.

Dans les rangs de la majorité, c'est la consternation.

Pour calmer les esprits, le président socialiste de la commission des affaires économiques, très « Quai d'Orsay », a eu beau faire appel au regretté Albert Jacquart, le scientifique humaniste récemment disparu.

François Brottes n'a convaincu personne... Pas plus le « va-t-en guerre du Made in France » au gouvernement, Arnaud Montebourg, que les ténors de la majorité ou de l’opposition à l'Assemblée. Ceux- là même que le comportement de l'homme d'affaires indien Lakshmi Mittal scandalisait, l'année dernière, étaient curieusement absents du débat. On se demande bien pourquoi ?