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Guerre 14-18 : Pas d'union sacrée pour la "Voie sacrée"

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En cette année commémorative du centenaire de la Grande Guerre, on se demande bien pourquoi l’UMP a tenu à inscrire dans la loi l’appellation « Voie sacrée », pour réaffirmer le caractère national de cette route symbole de la bataille de Verdun. Les députés des autres partis aussi, qu’ils soient ou non députés de la Meuse.

Au cœur de cette mascarade digne de « Clochemerle », le changement de statut administratif de cette route de Bar-Le-Duc à Verdun. De route nationale, elle est devenue route départementale en 2004. Là où l’opposition clame « devoir de mémoire », la majorité, qui a préféré boycotter le débat, déplore
une « gesticulation politique ».

La réalité historique est incontournable. C’est vrai, dès 1916, Maurice Barrès, enfant de Lorraine, surnomma cette route par laquelle furent acheminés, jour et nuit, armement, vivres et matériel dans une noria de camions, la « Route sacrée » en référence à la « Via sacra » romaine. Et en 1923, le Parlement a voté, à l’unanimité, le classement de la voie sacrée. Voie sacrée, elle est. Voie sacrée, elle restera, au-delà des controverses et des clivages politiques.

En dépit des envolées lyriques du rapporteur du texte, l’union sacrée ne s’est pas faite sur « la Voie sacrée ». La proposition de loi a bien été votée, mais sans les voix de la majorité absente. Dommage
.
En cette veille d’anniversaire de la bataille de Verdun, le 21 février 2014 à 7h15 du matin, on peut le regretter. La question étant moins qu’il faille ou non légiférer, que de se souvenir.