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Goodyear Amiens Nord : A chacun sa vérité

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A tous ceux qui s'imaginent qu'à force de côtoyer les ors de la République, les députés sont loin des réalités quotidiennes de la vie des Français, qu'ils écoutent les premières auditions de la commission d'enquête sur la fermeture de l'usine Goodyear à Amiens. Un plan social qui remonte à 2007, six ans d'un bras de fer juridique et syndical, sans pitié, qui laisse l'entreprise et les 1173 salariés exsangues.

Derrière les chiffres accablants du chômage, derrière la litanie sans fin des annonces de plans sociaux, des hommes et des femmes qui souffrent. Moments d'émotion à l'Assemblée.

Comprendre, les députés veulent comprendre : pourquoi des entreprises qui font des bénéfices ferment des usines ? La faute à la crise, à la mondialisation, aux délocalisations, aux transferts de compétences dans des pays à la main d’œuvre bon marché, à des choix stratégiques financiers ... A la mauvaise volonté des patrons, voire même des syndicats ...

Le syndicat pointé du doigt, des sanglots dans la voix, par Catherine Charrier, secrétaire du comité central d'entreprise et elle-même syndicaliste à la CFE-CGC, c'est la CGT. La réponse du syndicat ultra-majoritaire de l'usine Goodyear d'Amiens Nord ne s'est pas faite attendre. Un semaine après, son représentant scandalisé, Mickael Wamen, est auditionné.

En vain. Après le rejet à plusieurs reprises par la justice des plans de licenciements, la direction de Goodyear a annoncé la fermeture de l'usine le 31 janvier dernier. Faute de repreneur.

Une direction qui doit à son tour s'expliquer le 25 septembre devant les députés... A elle maintenant de donner sa version des faits et les raisons pour lesquelles alors que l'américain Goodyear, troisième fabricant au monde de pneumatiques, renoue avec les bénéfices, il ne veut plus fabriquer des pneus dans l'usine d'Amiens nord. Laissant toute une région au désespoir.