twitter facebook chevron-right

Être ou ne pas être Charlie ? Appel à ceux qui veulent comprendre

Moins de 2 min

A tous ceux qui se précipitent pour lire le Coran ou le traité de la tolérance de Voltaire... A tous ceux qui se sont arrachés le premier numéro "d’après" de Charlie-Hebdo et/ou abonnés à ce journal satirique que beaucoup d’entre eux ne connaissaient pas avant le 7 janvier 2015… A tous ceux, comme vous, comme moi, anéantis par tant de haine et de rage contre l’Occident, qui veulent comprendre, un conseil : allez sur le site de l’Assemblée nationale pour écouter l’audition de Gilles Kepel.

Entendu le 4 février dernier, dans le cadre de la commission d’enquête sur la surveillance des filières et des individus djihadistes, ce spécialiste de l’Islam et du monde arabe contemporain explique clairement et simplement comment et pourquoi on en est arrivé là.

De la guerre d’Afghanistan au 11 septembre 2001, s’en suit une démonstration méthodique et implacable de la radicalisation depuis 2004 d’une partie de la jeunesse française, en mal de repères.

Alors pourquoi n’a-t-il pas été entendu, quand il était peut-être encore temps ? Lui et tous ses homologues enseignants, éducateurs, universitaires qui tiraient la sonnette d’alarme.

Un manque de vision politique qui n’accable pas pour autant l’universitaire. Bien au contraire :

L’optimisme de Gilles Kepel n’est pas vraiment partagé par le député du Val-d’Oise, François Pupponi.

Cet élu local sait de quoi il parle. Avec la ville de Sarcelles au cœur de sa circonscription, François Pupponi teste en vrai grandeur la montée et les risques du communautarisme en France depuis des années. Lui aussi, comme d'autres élus locaux de droite comme de gauche et Gilles Kepel, il serait temps de l’écouter pour mieux comprendre la réalité de terrain de communautés culturelles, religieuses, ethniques… Bien loin des états d’âme existentielles d’être ou ne pas être Charlie.

Sophie Seroussi