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Bobler, le nouveau réseau social vocal

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Sept ans après Twitter, voici venu Bobler ! Dernier né des réseaux sociaux, français de surcroît - il a été créé dans l'incubateur de Sciences Po en 2012 - il compte, depuis son lancement en mai 2013, 10 000 abonnés. Le principe ? Chaque utilisateur poste des "bulles" (Bobler en norvégien), des messages vocaux de deux minutes maximum. Il faut ensuite géolocaliser sa bulle, ce qui permet d'écouter tous les messages postés sur un lieu bien précis et à chacun de raconter une anecdote historique, de partager une pensée ou d'émettre une critique sur un restaurant, par exemple.

"Partagez votre savoir" demandent les fondateurs dans leur présentation officielle, reprenant à leur compte une valeur presque inhérente à Internet. C'est d'ailleurs en mettant à disposition des bulles de révisions pour le baccalauréat 2012 qu'ils ont eu l'idée de fonder Bobler. "Bob Radio" a compté plus de 2 millions de téléchargements de cours d'histoire ou de philo "plus que certains podcasts d'Europe 1" se félicite Sophie, directrice marketing de la start-up.

Nathalie Kosciusko-Morizet, première sur "Bobler"

Très en pointe sur le numérique et en campagne pour les municipales, Nathalie Koscisuko-Morizet s'est précipitée sur le réseau social, "un outil très adapté à sa campagne "NKM près de chez vous" explique une proche de la candidate. "Je vois que Bobler fait des émules" glisse Nathalie Koscisuko-Morizet dans sa deuxième "bulle". Le son donne l'impression de recevoir un message vocal personnel de la part de la candidate, un très bon effet de proximité. "Pour les politiques c'est évidemment un outil de communication" abonde Sophie qui rappelle que la sénatrice UMP de l'Oise, Caroline Cayeux aussi a déjà posté sa bulle de bienvenue. Nicolas Dupont-Aignan est inscrit sur le réseau. Pour sa première bulle, il a posté l'enregistrement de son interview sur i>télé. Mais il n'y a pas que des politiques, Inès de la Fressange a fait son entrée très récemment et Jacques Attali a déjà posté plusieurs bulles en forme de pensées.

"C'est aussi utile aussi pour les journalistes" poursuit Sophie, "ils peuvent faire des interviews rapides et les partager immédiatement sur Twitter et Facebook". Une petite révolution.

Pourquoi la voix ?

"La voix est sous-exploitée sur internet", expliquent les fondateurs. Selon eux, le son est très adapté aux nouvelles formes de lecture de contenus sur le net : dans les transports ou en faisant plusieurs choses à la fois. "Les gens écoutent souvent une vidéo sans la regarder" rappelle Sophie. Il reste encore quelques réglages à faire sur la plateforme qui n'est disponible que sur Iphone et internet, qui ne permet pas encore d'intégration des bulles ou qui ne propose pas de lien url personnalisé selon le lieu ou l'utilisateur. Mais l'innovation vaut le détour et la petite équipe à l'écoute de toutes les remarques, alors n'hésitez pas, boblez ! "Les gens ont peur au début, car on s'implique beaucoup plus que sur Twitter quand c'est sa propre voix" raconte Marc-Antoine, le co-fondateur, "mais après une première bulle, les gens ne s'arrêtent plus" prévient-il.

Nous avons fait le test sur deux députés qui ont été plutôt emballés par le concept :

Les députés bientôt sur Bobler ? On a testé sur... par LCP

Alors Bobler, le nouveau Twitter ? "C'est complémentaire" répond Sophie, même si le réseau démarre bien plus rapidement que celui à l'oiseau turquoise... A suivre !