l Réactions politiques aux résultats des législatives en Italie | LCP Assemblée nationale twitter facebook chevron-right

Réactions politiques aux résultats des législatives en Italie

Voici des réactions politiques lundi matin aux élections législatives en Italie, qui ont vu dimanche une percée des forces antisystème, eurosceptiques et d'extrême droite:

Marine Le Pen et Matteo Salvini en 2016 à MilanMarine Le Pen et Matteo Salvini en 2016 à Milan

Voici des réactions politiques lundi matin aux élections législatives en Italie, qui ont vu dimanche une percée des forces antisystème, eurosceptiques et d'extrême droite:

- Marine Le Pen, présidente du Front national, a salué sur Twitter "la progression spectaculaire et l'arrivée en tête de la coalition de La Ligue emmenée par notre allié et ami Matteo Salvini". C'est "une nouvelle étape du réveil des peuples! Chaleureuses félicitations!", a ajouté la dirigeante frontiste. La veille, elle avait ironisé sur l'Union européenne qui allait "passer une mauvaise soirée".

- Gabriel Attal, député et porte-parole de La République en Marche (LREM): "C'est préoccupant (…) parce que qu’est-ce qu’on observe? C’est une radicalisation de l’échiquier politique avec des mouvements populistes à l’extrême gauche, à l’extrême droite, qui portent des discours dangereux, qui se retrouvent parfois sur les questions migratoires, notamment. C’est un mouvement qu’on observe dans toute l’Europe. (…) Et moi ce que je crois fondamentalement, c’est qu’une autre voie est possible et cette autre voie c’est un rassemblement progressiste autour d’un projet, c’est ce qu’on a fait en France avec En Marche". (sur France 2)

- Christophe Castaner, délégué général de LREM et secrétaire d'Etat aux Relations avec le Parlement: "La victoire des populistes, et on voit que ce mal menace partout en Europe, c’est aussi un affaiblissement, un affaiblissement du Sud de l’Europe, et donc de l’Europe. La France n'est jamais renforcée quand l’Europe est faible, parce qu’on a besoin de partenaires forts pour changer l’Europe". (sur LCI)

- Valérie Pécresse, présidente du mouvement Libres!, associé aux Républicains: "On voit un durcissement très fort des populations européennes aujourd'hui. Cet euroscepticisme est source de grande instabilité pour le continent, après le vote pour le Brexit, la situation compliquée à gérer en Espagne avec la Catalogne, et aujourd'hui on voit l'Italie entrer dans une période de turbulences, c'est très inquiétant". (sur France Inter).

- Florian Philippot, président des Patriotes: "Le score énorme du mouvement 5 étoiles et la poussée de la Ligue montrent que les Italiens cherchent à échapper aux politiques dévastatrices de l’UE. Ça turbule et tant mieux ! Mais la vraie libération viendra de l'Italexit" (tweet)

- Olivier Faure, chef de file des députés socialistes et candidat à la tête du PS: "C'est très inquiétant. On se retrouve dans la situation d'un pays ingouvernable, qui subit une poussée des populismes comme il n'en a jamais connu, très antieuropéenne. Donc c'est une alerte pour nous tous, y compris pour les Européens qui doivent comprendre qu'il existe une colère qui n'est pas pas maîtrisée, qui conduit au pire (...) les partis politiques européens, les partis traditionnels, (doivent prendre) conscience qu'ils doivent se réformer en profondeur (sinon) le risque est grand de voir ce mouvement s'élargir à toute l'Europe, ce qui serait un drame". (sur Cnews)

- Alexis Corbière, député de la France Insoumise: "Nous sommes dans un monde de grand dégagisme au niveau européen. Si ce n’est pas un populisme humaniste, écologique, fraternel qui prend le pas, vous aurez un populisme réactionnaire comme le Mouvement Cinq Etoiles. (...) Les gens en ont assez des politiques d’Union européenne (...) si vous n’avez pas une force progressiste, citoyenne, qui prend le pas comme nous essayons de le faire (en France, ndlr) avec Jean-Luc Mélenchon (…) vous fabriquerez des monstres". (sur BFMTV et RMC)