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Primaire: Emmanuelli apporte son soutien à Hamon

L'ancien Premier secrétaire du PS Henri Emmanuelli a apporté mardi son soutien à Benoît Hamon dans la primaire organisée par son parti, le jugeant "le plus à gauche" parmi les socialistes, tout en émettant des réserves sur son projet de revenu universel. 

L'ancien Premier secrétaire du PS Henri Emmanuelli, le 13 mai 2016 à Mugron dans les LandesL'ancien Premier secrétaire du PS Henri Emmanuelli, le 13 mai 2016 à Mugron dans les Landes

L'ancien Premier secrétaire du PS Henri Emmanuelli a apporté mardi son soutien à Benoît Hamon dans la primaire organisée par son parti, le jugeant "le plus à gauche" parmi les socialistes, tout en émettant des réserves sur son projet de revenu universel. 

"Je choisis Benoît Hamon car il est le plus à gauche de ce parti", a dit le député et président du Conseil départemental des Landes dans une courte déclaration à une journaliste de Sud-Ouest, des propos confirmés à l'AFP par son entourage.

Cofondateur du courant "Un monde d'avance" avec Benoît Hamon, Henri Emmanuelli a toutefois souligné n'être "pas du tout d'accord avec son projet de revenu universel", qu'il juge "déresponsabilisant".

L'ancien porte-parole du PS, également ex-président de l'Assemblée nationale (1992-1993), a également rappelé qu'il était "opposé aux primaires ouvertes", "une déviation de la démocratie d'opinion" selon lui.

Lors d'un meeting lundi soir à Mugron (Landes), au coeur de la circonscription d'Henri Emmanuelli, Benoît Hamon avait indiqué aux journalistes s'être entretenu dans la journée avec lui par téléphone, se refusant toutefois à dévoiler la teneur de leur discussion.

"C'est une personne qui a beaucoup compté dans mon histoire politique", a affirmé le candidat, soulignant son "influence bienveillante". "On a parlé de manière amicale ", "il n'était pas très content sur deux ou trois petites choses", a-t-il lancé à la tribune. 

Cet été, M. Emmanuelli, poids lourd de l'aile gauche du PS, avait jugé "irresponsables" Benoît Hamon et Arnaud Montebourg pour avoir décidé de se présenter à la présidentielle alors que François Hollande, en président sortant, pouvait encore être candidat.