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Présidentielle: Valls annonce qu'il votera Macron dès le 1er tour

Manuel Valls votera pour Emmanuel Macron dès le premier tour à l'élection présidentielle, a annoncé mercredi l'ancien Premier ministre et finaliste défait de la primaire socialiste face à Benoît Hamon, affirmant "ne vouloir prendre aucun risque pour la République" face au niveau élevé du Front national.

Manuel Valls, le 10 janvier 2017 à Saint-BeauzireManuel Valls, le 10 janvier 2017 à Saint-Beauzire

Manuel Valls votera pour Emmanuel Macron dès le premier tour à l'élection présidentielle, a annoncé mercredi l'ancien Premier ministre et finaliste défait de la primaire socialiste face à Benoît Hamon, affirmant "ne vouloir prendre aucun risque pour la République" face au niveau élevé du Front national.

Interrogé en parallèle sur Europe 1, le candidat d'En Marche a "remercié" M. Valls de son soutien, tout en assurant qu'il serait "le garant du renouvellement des visages, du renouvellement des pratiques".

Interrogé sur BFM TV/RMC sur le fait de savoir s'il allait voter pour le candidat d'En Marche après avoir progressivement rompu avec le candidat socialiste depuis fin janvier, M. Valls a affirmé: "Oui, parce que je pense qu'il ne faut prendre aucun risque pour la République".

"Donc je voterai pour Emmanuel Macron (...) Je prends mes responsabilités", a-t-il poursuivi, expliquant avoir pris cette décision "face à l'effondrement moral de la candidature de François Fillon" et "face à la crise de la gauche et la marginalisation de notre candidat à la primaire Benoît Hamon".

"Je n'accepte pas la marginalisation de la gauche de gouvernement", a-t-il affirmé, dénonçant "l'échec" de la stratégie de M. Hamon après sa désignation à la primaire

"Ce n'est pas un ralliement. C'est une prise de position responsable", a-t-il encore affirmé, en précisant qu'il ne participerait pas à la campagne.

Après le ralliement du ministre de la Défense Jean-Yves Le Drian, c'est un nouveau soutien de poids pour Emmanuel Macron.

"Je pense que ça traduit ce que j'avais indiqué il y a plusieurs mois, c'est à dire que les primaires n'étaient pas en situation de regrouper l'ensemble de la gauche, et cela traduit le fait que les sociaux-démocrates et les femmes et les hommes de gauche responsables sont prêts à s'inscrire dans une démarche qui est la mienne", a analysé à chaud l'ancien ministre de l'Economie.

En baisse dans les sondages, le candidat socialiste avait anticipé cette défection dès dimanche, en dénonçant à l'avance un "ralliement" en forme de tentative de "mise à mort". Mercredi matin sur France 2, peu avant la déclaration de l'ex-Premier ministre, Benoît Hamon a déploré "une sorte de feuilleton destiné à (l)'affaiblir".