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Pour Laurent Fabius, il y a "alerte rouge" sur le climat

Laurent Fabius, tout juste nommé "haut référent" de l'ONU Environnement, a appelé mardi à agir "massivement" et "immédiatement" pour le climat, estimant qu'il y avait "alerte rouge" pour la planète.

Le président du Conseil constitutionnel Laurent Fabius le 10 mai 2017 à ParisLe président du Conseil constitutionnel Laurent Fabius le 10 mai 2017 à Paris

Laurent Fabius, tout juste nommé "haut référent" de l'ONU Environnement, a appelé mardi à agir "massivement" et "immédiatement" pour le climat, estimant qu'il y avait "alerte rouge" pour la planète.

"L’accord de Paris a constitué une avancée historique. Mais aujourd’hui, il y a toujours alerte rouge", a-t-il déclaré dans un communiqué du Programme des Nations unies pour l'Environnement (PNUE, ONU Environnement) annonçant sa nomination comme "haut référent pour la gouvernance environnementale".

"Nous devons agir massivement, nous devons agir immédiatement", a ajouté l'ancien président de la COP21 où a été scellé l'accord de Paris sur le climat en 2015.

"La ténacité et le professionnalisme dont Laurent Fabius a fait preuve alors qu’il menait des négociations incroyablement difficiles pour aboutir à l’accord de Paris sont précisément ce dont nous avons besoin pour inciter les gouvernements à s’unir et à agir pour les générations futures", a commenté le directeur du PNUE Erik Solheim depuis Bonn (Allemagne) où se tient jusqu'à vendredi la 23e conférence de l'ONU sur le climat (COP23).

Un titre "honorifique et bénévole", a précisé M. Fabius, expliquant qu'il allait notamment se consacrer à promouvoir l'adoption du Pacte mondial pour l'environnement.

Ce Pacte soutenu par la France est un projet de traité qui rassemblerait les textes sur l'environnement, pour renforcer le droit international en la matière.

Juste avant le début de la réunion de Bonn, le PNUE a souligné que le monde ne faisait pas assez pour tenir les objectifs de l'accord de Paris visant à garder le réchauffement planétaire sous 2°C, voire 1,5°C.

Après trois années stables, les émissions mondiales de CO2 sont d'autre part reparties à la hausse en 2017, selon le rapport du Global Carbon Project publié lundi.