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Mélenchon propose à Jadot et Hamon de soutenir une candidature unique, "la sienne"

Jean-Luc Mélenchon, candidat à la présidentielle de La France insoumise (LFI) a proposé mercredi une rencontre aux candidats du PS Benoît Hamon et écologiste Yannick Jadot pour soutenir une candidature, "la sienne".

Jean-Luc Mélenchon à Strasbourg le 15 février 2017Jean-Luc Mélenchon à Strasbourg le 15 février 2017

Jean-Luc Mélenchon, candidat à la présidentielle de La France insoumise (LFI) a proposé mercredi une rencontre aux candidats du PS Benoît Hamon et écologiste Yannick Jadot pour soutenir une candidature, "la sienne".

"Jusqu'à dimanche je suis occupé (...) Je propose un rendez vous la semaine prochaine soit vendredi, soit samedi, soit dimanche. C'est moi qui propose", a-t-il lancé devant quelque 2.500 sympathisants réunis dans la salle du Palais de la musique et des congrès de Strasbourg.

"Tous ont dit qu'ils présenteraient leur candidature. Mais quand bien même il  faudrait une (candidature unique), laquelle? La mienne", a-t-il lancé.

Revendiquant mercredi soir plus de 248.000 "soutiens citoyens" inscrits sur son site de campagne jlm2017.fr il s'est dit "prêt à faire confiance". "Mais pas question de dire on va renégocier le Traité européen, on va arrêter le nucléaire et finalement ne rien faire du tout", a-t-il averti

M. Mélenchon a adressé une main tendue aux électeurs socialistes et écologistes, dans l'hypothèse d'une qualification au 2e tour de la présidentielle 2017.

"A la fin, ne doutez pas une seconde, si je suis au 2e tour, tous ceux qui veulent participer au grand oeuvre seront les bienvenus, mais sur la base du programme triomphant" du mouvement de la France insoumise.

Durant 2 heures de discours, le candidat de la gauche de la gauche a distribué des gifles à ses adversaires. En pleine affaire Théo, il a fustigé la proposition du candidat de droite François Fillon d'instaurer une majorité pénale à 16 ans. "On ne le voit pas donner la moindre leçon de morale, il n'est plus crédible". Jean-Luc Mélenchon a  proposé de prendre l'exemple sur l'Autriche et de "donner le droit de vote à 16 ans", ce qui "a évité que le pays bascule vers l'extrême droite".

Il a également mis en garde contre les déclarations contradictoires de la candidate du Front National Marine Le Pen. "On ne peut pas la croire (...) Ce qu'elle dit en général c'est faux".

Il a appelé les électeurs à faire "le choix de la révolution citoyenne", les invitant à participer à une "grande marche" le 18 mars à Paris, avant d'entonner la Marseillaise au milieu de ses soutiens des gauches européennes.