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Levallois: Philippot appelle à "annuler la baisse du budget de l'armée"

Florian Philippot, vice-président du FN, a appelé jeudi à "annuler la baisse du budget de l'armée" au lendemain de l'attaque contre six militaires à Levallois-Perret (Hauts-de-Seine).

Florian Philippot, vice-président du FN, à Paris le 9 mai 2017Florian Philippot, vice-président du FN, à Paris le 9 mai 2017

Florian Philippot, vice-président du FN, a appelé jeudi à "annuler la baisse du budget de l'armée" au lendemain de l'attaque contre six militaires à Levallois-Perret (Hauts-de-Seine).

Interrogé sur le dispositif Sentinelle, l'eurodéputé l'a qualifié sur Europe 1 de "pas idéal" parce qu'il "pèse sur l'entraînement des hommes".

"On pourrait imaginer que ce soit une mission de la police et de la gendarmerie, le problème c'est que vous avez à la fois une police à l'os en France, une gendarmerie à l'os, et une armée à l'os. Évidemment on se trouve sans solutions idéales", a-t-il poursuivi.

"Il faut avant tout annuler la baisse du budget de l'armée", a-t-il dit, faisant allusion aux annulations de 850 millions d'euros de crédits de la défense en 2017. 

"Il y a quand même en France des priorités d'action publique et donc des priorités budgétaires. Il faut en même temps renforcer nos effectifs de police et de gendarmerie", a poursuivi M. Philippot. Il a appelé également à renforcer "le renseignement français (qui) reste trop faible", malgré la présence "d'hommes et de femmes formidables" en son sein. 

"Structurellement, il a été déconnecté du terrain lors de la réforme des Renseignements généraux et on ne s'en est pas vraiment remis", a-t-il dit.

Une nouvelle attaque a visé les forces de l'ordre mercredi lorsqu'une voiture-bélier a blessé six militaires à Levallois-Perret (Hauts-de Seine). Son conducteur a été arrêté dans l'après-midi sur une autoroute dans le Pas-de-Calais.

Cette sixième attaque contre des soldats de Sentinelle a relancé le débat sur le dispositif qui mobilise 7.000 militaires en permanence en France depuis les attentats jihadistes de 2015.