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L'Élysée assure à une presse inquiète qu'il ne "verrouille pas sa comm"

Le président Macron ne veut pas "verrouiller sa comm'", mais exige des ministres "confidentialité" et "discipline", a déclaré jeudi le porte-parole du gouvernement Christophe Castaner, devant une presse inquiète de n'avoir pas pu interroger les ministres à l'issue du Conseil comme il est d'usage.

Le nouveau gouvernement réuni à l'Elysée après son premier Conseil des ministres, le 18 mai 2017Le nouveau gouvernement réuni à l'Elysée après son premier Conseil des ministres, le 18 mai 2017

Le président Macron ne veut pas "verrouiller sa comm'", mais exige des ministres "confidentialité" et "discipline", a déclaré jeudi le porte-parole du gouvernement Christophe Castaner, devant une presse inquiète de n'avoir pas pu interroger les ministres à l'issue du Conseil comme il est d'usage.

"Les journalistes ne manqueront pas de continuer à poser des questions sur ce qui s'est dit et ce qui est fait, mais il appartiendra à chacun des ministres de veiller au respect de ce qui se discute au sein du Conseil des ministres", a averti le porte-parole au cours du point de presse qui a suivi ce premier Conseil.

En attendant la composition du gouvernement, "il n'y a pas eu de fuites: cela montre que les choses fonctionnent bien", a-t-il estimé.

Les médias ont été priés jeudi de quitter la cour d'honneur de l’Élysée avant la sortie du Conseil.

"C'est n'est pas du tout pour verrouiller la communication", a assuré M. Castaner.

"C'est uniquement pour des raisons pratiques, parce que la photographie (le traditionnel portrait de famille du nouveau gouvernement, NDLR) n'a pas été faite dans son cadre habituel mais sur les marches de l’Élysée", a-t-il expliqué, promettant que "dès la semaine prochaine", les journalistes retrouveront leur "place habituelle" et la possibilité "d'interroger les ministres".

Plusieurs journalistes ont aussi protesté contre la décision de l’Élysée de contacter individuellement certains de leurs confrères pour accompagner le déplacement que le nouveau chef de l’État fera vendredi au Mali, sans laisser le choix aux rédactions.

M. Castaner a invoqué "un délai très court" pour organiser ce déplacement sur la base militaire française de Gao, dans le nord du Mali.

De plus, "la présence de 50 journalistes" et d'"une dizaine de caméras nuit un peu au dialogue direct et à l'échange que peut avoir le président de la République avec les Français", a-t-il argué.

"Donc il ne s'agit pas de contrôler, il ne s'agit pas d'imposer", s'est-il engagé. "Bien évidemment, je souhaite réaffirmer au nom du président le respect à vos conditions de travail. J'entends bien vos inquiétudes, je les relaierai", a-t-il enchaîné.