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La REM dévoile ses statuts, en attendant le vote des adhérents

La République en marche a dévoilé lundi ses nouveaux statuts, après y avoir apporté d'ultimes retouches renforçant le pouvoir de ses adhérents, et en attendant un vote de confirmation à la fin du mois.

Emmanuel Macron à Hambourg, le 8 juillet 2017Emmanuel Macron à Hambourg, le 8 juillet 2017

La République en marche a dévoilé lundi ses nouveaux statuts, après y avoir apporté d'ultimes retouches renforçant le pouvoir de ses adhérents, et en attendant un vote de confirmation à la fin du mois.

Parmi les 373.000 adhérents du parti d'Emmanuel Macron, fondé en avril 2016, ceux étant membres avant le 9 avril 2017 pourront entériner ces statuts, par voie électronique, entre le 23 et le 30 juillet. Le résultat du scrutin sera connu le 1er août.

On retrouve dans la quarantaine d'articles présentée lundi la gouvernance déjà détaillée le 8 juillet, lors de la première "convention" de la REM à Paris.

Des modifications ou précisions à la marge sont apparues, notamment concernant le Conseil - c'est à dire le parlement du parti - qui comprendra 25% d'adhérents tirés au sort, contre 20% annoncés initialement.

"Pour être tiré au sort, un adhérent doit avoir préalablement fait acte de candidature", ajoute la REM dans ses statuts en assurant que "le système de tirage au sort" garantira "la parité entre tirés au sort femmes et tirés au sort hommes".

Le Conseil, qui se réunira au moins deux fois par an, contrôlera notamment l'action du bureau exécutif d'une trentaine de membres, dont dix issus de la société civile. 

Seront également membres de ce bureau "le ou les délégués généraux" qui seront les véritables dirigeants de REM. Celui-ci ou ceux-ci sont élus par le Conseil pour un mandat de trois ans, "dans la limite de deux mandats".

L'autre retouche majeure, effectuée à l'issue d'un appel à contributions des adhérents sur une adresse mail et un répondeur téléphonique, concerne la désignation des "référents" territoriaux. Ces référents chapeautent les comités locaux de leur territoire, sur un département voire une grande agglomération "lorsque cela est nécessaire compte - tenu de la population du territoire concerné". 

Si la nomination de chaque référent relève du bureau exécutif, "chaque comité local du territoire concerné peut transmettre au bureau exécutif (...) des propositions, à condition de transmettre au moins deux propositions dans le respect du principe de parité", précisent les statuts.

"Lorsque des propositions ont été formulées par les comités locaux concernés, le bureau exécutif se prononce sur cette base", relève encore le texte.

Plusieurs principes sont aussi réaffirmés dans ces statuts, dont la gratuité d'adhésion, le respect de la parité ou encore la limitation dans le temps et en nombre des mandats afin de "limiter les phénomènes de baronnie et pour favoriser le renouvellement au sein du mouvement", souligne la REM.