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Hamon: "on peut travailler avec Mélenchon", même si "lui c'est lui, moi c'est moi"

L'ancien candidat PS à la présidentielle Benoît Hamon, fondateur du mouvement "Générations", a jugé dimanche pouvoir "travailler avec Jean-Luc Mélenchon", même si "lui c'est lui, moi c'est moi". 

Benoit Hamon, chef du mouvement M1717 le 20 octobre 2017 à GrenobleBenoit Hamon, chef du mouvement M1717 le 20 octobre 2017 à Grenoble

L'ancien candidat PS à la présidentielle Benoît Hamon, fondateur du mouvement "Générations", a jugé dimanche pouvoir "travailler avec Jean-Luc Mélenchon", même si "lui c'est lui, moi c'est moi". 

"Oui on peut travailler avec Jean-Luc Mélenchon, bien sûr on peut travailler avec les Insoumis", a déclaré M. Hamon lors du "Grand Jury" RTL-Le Figaro-LCI, au lendemain de la relance de son mouvement, rebaptisé "Générations".

"Je ne raisonne pas en disant +oh là là, il a mauvais caractère+. Honnêtement - pardon de le dire - mais des responsables politiques de droite comme de gauche qui ont la tête grosse comme ça, j'en vois beaucoup, indépendamment de ce que je peux penser de Jean-Luc Mélenchon", a-t-il poursuivi alors qu'il était interrogé sur le tempérament du chef de file de la France Insoumise.

"Je ne fais pas pareil que Mélenchon, lui c'est lui, moi c'est moi. On est à la tête l'un comme l'autre de mouvements politiques qui ont des histoires, des trajectoires distinctes", a aussi souligné M. Hamon. 

Les deux prétendants à l'Elysée avaient échoué à s'allier pendant la campagne mais ont semblé depuis esquisser un rapprochement. Le leader de La France insoumise a tweeté dimanche, en référence à l'alternative à l'actuelle Union européenne qu'il propose: "Bienvenue au +Plan B+ si Hamon est prêt à +sortir du jeu+ de l'Europe comme il l'a dit à sa réunion au Mans".

"Est-ce qu'on continue avec Emmanuel Macron, Mme Merkel, et tous les dirigeants néo-libéraux sur un agenda qui est toujours le même: austérité, moins de services publics, on limite la capacité d'intervention des Etats, on encourage la dérégulation du marché du travail?", s'est interrogé M. Hamon dimanche.

Selon l'ancien ministre, "ces néolibéraux de tous poils en Europe ne désignent qu'un seul adversaire: le nationalisme, dont ils préparent un jour la victoire dans des pays majeurs!".

A ce sujet, M. Hamon "ne pense pas que Jean-Luc Mélenchon soit un nationaliste au sens où il considère que l'identité de la nation prime sur tout le reste". Le chef de file de Générations estime qu'"il ne faut pas jeter l'Europe avec le néolibéralisme" et est en "désaccord" avec le député des Bouches-du-Rhône sur ce point.

Comment gagner en restant divisés? "C'est une question qui se posera effectivement: le rassemblement de la gauche. Je reste un militant et je souhaite être un architecte de ce rassemblement-là", a ajouté M. Hamon.