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France insoumise à l'Assemblée: Mélenchon "satisfait" du bilan

Jean-Luc Mélenchon, "satisfait" de la session extraordinaire pour son groupe, a jugé que les députés Insoumis ont marqué leur "émergence" à l'Assemblée nationale depuis fin juin, mettant ironiquement au défi les autres opposants de "faire au moins aussi bien".

Jean-Luc Mélenchon et Clémentine Autain à l'Assemblée nationale à Paris le 19 juillet 2017Jean-Luc Mélenchon et Clémentine Autain à l'Assemblée nationale à Paris le 19 juillet 2017

Jean-Luc Mélenchon, "satisfait" de la session extraordinaire pour son groupe, a jugé que les députés Insoumis ont marqué leur "émergence" à l'Assemblée nationale depuis fin juin, mettant ironiquement au défi les autres opposants de "faire au moins aussi bien".

"Nous avons fait la démonstration que nous étions un groupe et non pas une simple addition de personnes, donc globalement nous tirons un bilan satisfait", a déclaré jeudi le chef du groupe de La France insoumise lors d'une conférence de presse à l'approche de la fin des travaux, repoussée au 9 août pour boucler le chantier de la "confiance dans la vie politique".

"Cette session extraordinaire, qui était destinée à affirmer l'autorité et le brio de la nouvelle équipe et mettre dans la devanture la déconfiture de toute opposition, s'est transformée en déconfiture et enlisement du cortège présidentiel, et a montré notre émergence sur cette scène", a également estimé le député des Bouches-du-Rhône.

"Si vous voulez être dans l'opposition maintenant, il faut faire au moins aussi bien que La France insoumise, ce qui pousse tout le monde à radicaliser son discours", a lancé M. Mélenchon, raillant la faiblesse d'autres oppositions: "On a connu des oppositions plus féroces que celle des Constructifs qui votent avec le pouvoir".

"Plus ces discours se radicalisent, plus les oppositions s'affermissent dans l'idée qu'il faut être ferme, et plus les points sont marqués pour nous et par nous", a martelé l'ex-candidat à la présidentielle, où il était arrivé quatrième au premier tour.

"A mesure que se dégrade la situation sondagière du président de la République, les moutons vont se transformer en fauves et nous nous sentirons plus entourés dans une compétition et une émulation plus intéressante à partir de la rentrée", a-t-il voulu croire.