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Fessenheim: Royal suggère la mutation de la centrale en usine Tesla

La ministre de l'Environnement et de l'Energie Ségolène Royal s'est déclarée favorable mardi à la mutation de la centrale nucléaire de Fessenheim (Haut-Rhin), dont la procédure de fermeture doit démarrer cette année, en usine de fabrication de voitures électriques Tesla.

La centrale nucléaire de Fessenheim, dans l'est de la France, lors d'un exercice de simulation d'un accident nucléaire le 14 novembre 2013

La ministre de l'Environnement et de l'Energie Ségolène Royal s'est déclarée favorable mardi à la mutation de la centrale nucléaire de Fessenheim (Haut-Rhin), dont la procédure de fermeture doit démarrer cette année, en usine de fabrication de voitures électriques Tesla.

"Le principal problème, c'est la mutation du site", a déclaré Mme Royal au cours d'un point-presse. "Les gens s'y attendent maintenant mais il faut quand même proposer quelque chose (...), il faut donner un espoir au territoire. Mon idée, (c'est) de faire venir une usine Tesla", a-t-elle dit.

La ministre a ajouté en avoir fait part au patron de Tesla Elon Musk, qui, a-t-elle précisé, veut construire une usine en Europe et hésite entre l'Allemagne et la France.

"Je lui ai dit +j'ai un endroit pour vous, Fessenheim+", a-t-elle raconté, précisant qu'elle rencontrerait "dans dix jours" les dirigeants de l'entreprise américaine.

"Il n'a pas dit non", a souligné Mme Royal, ajoutant "Qui ne risque rien n'a rien !"

"Ca serait formidable, parce qu'on annoncerait la fermeture de Fessenheim" et "il y a autre chose qui se construit, on tourne une page et puis on regarde le futur", a-t-elle dit, soulignant qu'"en plus, les voitures électriques, c'est l'industrie du futur".

La ministre avait déjà évoqué début mars l'idée d'une usine de voitures électriques à Fessenheim. 

Mme Royal a indiqué par ailleurs à propos de la fermeture de Fessenheim que "le point problématique" était l'indemnisation. "Il faut négocier avec EDF, c'est assez paradoxal parce que l'Etat est actionnaire à 80%", a-t-elle jugé.

La négociation est "en cours. On  avance, j'avance, je n'ai pas du tout enterré le dossier", a-t-elle conclu.