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"Fainéants": "Il y a forcément une part de mépris", juge Faure

Le président des députés Nouvelle gauche Olivier Faure (PS) a jugé lundi que, "qui qu'il ait visé, il y a forcément une part de mépris" dans les propos d'Emmanuel Macron vendredi à Athènes, où il avait évoqué des "fainéants" s'opposant à sa politique de réformes

Le président du groupe "nouvelle gauche" Olivier Faure parle aux journalistes le 28 juin 2017 à ParisLe président du groupe "nouvelle gauche" Olivier Faure parle aux journalistes le 28 juin 2017 à Paris

Le président des députés Nouvelle gauche Olivier Faure (PS) a jugé lundi que, "qui qu'il ait visé, il y a forcément une part de mépris" dans les propos d'Emmanuel Macron vendredi à Athènes, où il avait évoqué des "fainéants" s'opposant à sa politique de réformes

"Qui qu'il ait visé, il y a forcément une part de mépris et ce n'est pas nouveau chez Emmanuel Macron (...) On se souvient qu'il a une difficulté à ne pas afficher à certains moments son agacement et son mépris pour une partie de la population", a déclaré Olivier Faure sur LCP.

"Et donc, ce peuple qui l'a choisi, il ferait bien de le choisir lui aussi et donc de comprendre que son rôle n'est pas de défier, mais au contraire de fédérer des Français qui ont cherché à travers son élection à en faire celui qui pouvait emmener le pays vers son avenir", a-t-il poursuivi.

"Qui qu'il ait visé, qu'il s'agisse des Français qu'il considère comme des fainéants ou qu'il s'agisse des prédécesseurs, dans les deux cas il se méprend", a jugé le député. "Sur les Français, il se méprend parce que les Français ont fait beaucoup d'efforts (...) S'il s'agit du gouvernement précédent, il faut rappeler quand même qu'il en était lui-même un membre illustre dans la précédente législature et donc je ne suis pas sûr qu'il ne se soit pas accusé lui-même".

Emmanuel Macron avait déclaré vendredi à Athènes: "Je ne céderai rien, ni aux fainéants, ni aux cyniques, ni aux extrêmes", sans évoquer de cibles spécifiques. Le chef de l'Etat a déclaré lundi à Toulouse qu'il ne regrettait "absolument pas" d'avoir prononcé le mot "fainéants", malgré la polémique que ce terme a déclenchée.

Il a précisé que le mot "fainéants" visait "tous celles et ceux qui pensent qu'on ne doit pas bouger en Europe et en France".