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Élections en Italie: "Évidemment, ça interpelle la gauche", selon Vallaud (PS)

Les législatives en Italie, qui ont vu dimanche une percée des forces anti-système, eurosceptiques et d'extrême droite, "évidemment, ça interpelle la gauche", a déclaré mardi Boris Vallaud, un porte-parole des députés socialistes, pour qui les partis sociaux-démocrates doivent "se ressaisir".

Le porte-parole des députés socialistes, Boris Vallaud (c), à l'Assemblée nationale le 7 février 2018Le porte-parole des députés socialistes, Boris Vallaud (c), à l'Assemblée nationale le 7 février 2018

Les législatives en Italie, qui ont vu dimanche une percée des forces anti-système, eurosceptiques et d'extrême droite, "évidemment, ça interpelle la gauche", a déclaré mardi Boris Vallaud, un porte-parole des députés socialistes, pour qui les partis sociaux-démocrates doivent "se ressaisir".

"Ces résultats sont inquiétants pour l'Italie elle-même, d'abord, qui apparaît ingouvernable (...), mais doivent nous interroger à deux niveaux", a affirmé M. Vallaud lors d'un point de presse. 

Au niveau européen, "force est de constater que la montée des populismes n'est pas l'apanage de l'Italie" et que l'"euroscepticisme gagne partout parce que l'Europe n'est pas toujours capable d'apporter des réponses aux grands enjeux", a observé le député des Landes.

"Evidemment, ça interpelle la gauche au premier chef puisqu'il y a partout des défaites cinglantes", a-t-il poursuivi. 

"Longtemps, l'Europe a été l'avenir de la gauche, je crois que nous devons dire avec force qu'aujourd'hui, c'est la gauche qui doit devenir l'avenir de l'Europe", a poursuivi le candidat à la tête du PS, évoquant une "Europe solidaire, qui se protège, qui réécrit les règles de la mondialisation", ou encore qui "assume sa part de responsabilité dans des sujets aussi cruciaux que celui des grandes migrations".

Interrogé sur l'hypothèse d'une disparition de la sociale-démocratie, ce porte-parole du groupe Nouvelle Gauche a jugé que "bien sûr que c'est un danger", mais "on choisit soit la résignation, soit la mobilisation" et les partis sociaux-démocrates européens doivent "se ressaisir" et proposer des alternatives.

Interrogé sur la situation de la gauche européenne au regard de la situation en Italie, le chef de file des députés Nouvelle Gauche avait estimé lundi sur France 2 que "les sociaux-démocrates sont victimes d'une certaine façon de leur succès". 

"Les politiques mises en place sous l'impulsion des sociaux-démocrates ont réussi", mais la sociale-démocratie "n'a pas su prendre le virage de la globalisation et donne le sentiment d'une impuissance par rapport à ces grands mouvements qui sont en train de bouleverser le monde", comme les crises migratoires ou le changement climatique, avait-il ajouté, en pointant du doigt la "nécessité d'embrasser ces questions là".