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Edouard Philippe: le nouveau gouvernement "évidemment bâti pour durer"

Le nouveau gouvernement nommé mercredi est "évidemment bâti pour durer" au-delà des législatives, a affirmé le Premier ministre Edouard Philippe jeudi sur France Inter, en promettant de s'engager dans la campagne à Emmanuel Macron "la majorité dont il a besoin".

Le nouveau Premier ministre Edouard Philippe (d) participe à la matinale de France Inter, le 18 mai 2017 à la Maison de la Radio à ParisLe nouveau Premier ministre Edouard Philippe (d) participe à la matinale de France Inter, le 18 mai 2017 à la Maison de la Radio à Paris

Le nouveau gouvernement nommé mercredi est "évidemment bâti pour durer" au-delà des législatives, a affirmé le Premier ministre Edouard Philippe jeudi sur France Inter, en promettant de s'engager dans la campagne à Emmanuel Macron "la majorité dont il a besoin".

Le chef du gouvernement a défendu un nouvel exécutif "à l'image de la recomposition politique que nous sommes en train de mener" avec le chef de l'Etat, avec des membres venus de la gauche, du centre, de la droite et de la société civile.

Interrogé sur le fait de savoir si la nouvelle équipe était bâtie pour faire campagne aux législatives (11 et 18 juin) ou "pour durer", le maire Les Républicains du Havre a assuré qu'il s'agissait "évidemment" de la deuxième option.

"Il y a des élections législatives (...) essentielles, qui conditionnent tout ce qui va se passer par la suite. Mais le gouvernement est là pour gouverner, là pour préparer ce redressement, là pour incarner quelque chose, là pour lancer des projets", a-t-il affirmé.

Fera-t-il campagne pour les candidats du mouvement présidentiel de la République en Marche face aux candidats de son parti, Les Républicains? "Par définition quand on accepte l'offre du Président de la République (...) on rentre dans une logique nouvelle et on essaie de donner au président la République, et au gouvernement que je dirige, une majorité pour faire avancer le pays", a répondu M. Philippe.

"Donc bien sûr je participerai aux élections législatives et bien sûr j'essaierai de donner au président de la République la majorité dont il a besoin", a-t-il poursuivi. 

Emmanuel Macron avait affirmé durant la campagne que son Premier ministre, constitutionnellement le chef de la majorité, mènerait la campagne des législatives.

Quant à la règle confirmée mercredi soir par l'Elysée qui contraindra les ministres battus lors du scrutin des 11 et 18 juin à démissionner, "c'est la tradition républicaine (...) Je crois que ça a toujours été comme ça et que c'est assez simple", a défendu M. Philippe, qui démissionnera lui-même samedi de la mairie du Havre pour se consacrer à Matignon.

Le Premier ministre est également revenu sur les informations de presse affirmant que son mentor Alain Juppé, ainsi que l'ancien maire du Havre Antoine Rufenacht, lui auraient déconseillé d'accepter Matignon. 

"Antoine Rufenacht m'a indiqué qu'il pensait que ce n'était pas une très bonne idée. Alain Juppé a été plus bienveillant", a-t-il lâché.