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Dray à Hamon: ne "pas considérer Macron" comme "le pire adversaire"

Le conseiller régional PS Julien Dray, proche de François Hollande, a appelé lundi Benoît Hamon à ne "pas considérer qu'Emmanuel Macron est le pire adversaire" dans la campagne pour la présidentielle.

Julien Dray lors d'une réunion de la "Belle Alliance" le 13 avril 2016 à ParisJulien Dray lors d'une réunion de la "Belle Alliance" le 13 avril 2016 à Paris

Le conseiller régional PS Julien Dray, proche de François Hollande, a appelé lundi Benoît Hamon à ne "pas considérer qu'Emmanuel Macron est le pire adversaire" dans la campagne pour la présidentielle.

M. Dray a admis sur RTL s'être montré "très discret" ces dernières semaines au nom des "engagements qui ont été pris". Il ne s'agit pas de "faire des croche-pieds" au candidat désigné par la primaire, "mais en même temps, il y a aussi des conditions maintenant à respecter".

M. Dray en a énuméré quatre, commençant par le "combat frontal à mener aujourd'hui contre la droite et l'extrême droite".

La deuxième, a-t-il poursuivi, est qu'"il faut être capable de rassembler et dans ce rassemblement la fierté d'avoir exercé le pouvoir doit être revendiquée, et revendiquée par la famille socialiste". Il a appelé l'équipe du candidat PS "à moins de comportements caporalistes et plus de réponses politiques".

La troisième, "c'est de mettre Jean-Luc Mélenchon devant sa responsabilité", a-t-il affirmé se disant "pas d'accord" avec l'idée d'un "pacte de non agression" à l'égard du candidat de La France Insoumise.

"La quatrième condition, à laquelle il faut faire très attention, c'est que moi je ne considère pas que l'adversaire principal dans le moment qui vient, ce soit Emmanuel Macron", a-t-il enfin cité.

"Je lui demande (à Benoît Hamon, ndlr) de s'affronter à la droite, à l'extrême droite (...) et de ne pas considérer qu'Emmanuel Macron est le pire adversaire dans cette campagne".

M. Dray a également affirmé que François Hollande regardait la campagne "avec beaucoup d'inquiétude". "Il est inquiet parce qu'il sent bien la montée et la pression de l'extrême droite et de ses thèmes et la difficulté de la gauche à être en capacité de se rassembler et d'affronter ce défi".

Le chef de l'Etat "fait campagne, à sa manière, puisque il est là sans arrêt sur le terrain", a-t-il estimé en référence aux nombreux déplacements du président. "Il est acteur de cette bataille parce qu'il prend à témoin le pays des risques qui existent".