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Direction du PS: Le Foll appelle à éviter les "petits jeux d'appareil"

Stéphane Le Foll, qui pourrait être candidat au poste de Premier secrétaire du PS, a appelé dimanche à éviter "les petits jeux d'appareil" en vue du Congrès d'avril, et défendu sa volonté de "peser dans le débat de clarification".

Le député PS Stéphane Le Foll, le 30 septembre 2017 à ParisLe député PS Stéphane Le Foll, le 30 septembre 2017 à Paris

Stéphane Le Foll, qui pourrait être candidat au poste de Premier secrétaire du PS, a appelé dimanche à éviter "les petits jeux d'appareil" en vue du Congrès d'avril, et défendu sa volonté de "peser dans le débat de clarification".

Dans "un PS qui se cherche", il faut "savoir pourquoi on a perdu, pourquoi Emmanuel Macron a gagné, quelles conclusions on en tire, quelle est notre idée du PS de demain, quels sont les grands défis", et "je participe à ce débat de cohérence, de clarification, de sincérité" avec la volonté de "peser", a déclaré le député de la Sarthe à BFMTV.

"Les déclarations de candidature auront lieu en décembre ou janvier, je prendrai ma décision à ce moment-là", a dit M. Le Foll sur sa candidature à la tête du parti.

"Mais je ne veux pas revivre les Congrès déjà connus, les petites batailles, petits enjeux de personnes", a enchaîné cet ancien bras droit de François Hollande au PS, demandant d'"éviter les petits jeux d'appareil". "Tout l'enjeu du Congrès du PS est de retrouver une force d'expression, une cohérence, et la sincérité", a-t-il ajouté.

Dépeignant le PS comme "un parti d'opposition puisque nous avons voté contre le budget", qui va "engager 25 milliards d'euros de cadeaux aux plus riches" sur le quinquennat et "ne suscitera pas de relance de l'économie", Stéphane Le Foll a aussi affiché ses divergences avec Benoît Hamon.

Au lendemain de la relance du mouvement de l'ex-candidat à la présidentielle, rebaptisé Générations, l'ancien porte-parole du gouvernement a jugé que "le discours est le même: revenu universel (...) perturbateurs endocriniens, un peu plus d'Europe et d'internationalisme". 

"J'ai un corpus d'idées et de choix qui ne sont pas ceux de Benoît Hamon", a insisté Stéphane Le Foll, convaincu que "le travail reste une valeur, surtout si l'on veut reconquérir les couches populaires", et qu'"on ne va pas lutter contre les inégalités en offrant des garanties universelles".

L'ancien ministre de l'Agriculture s'est aussi posé en défenseur d'"une grande politique écologique, différente de l'écologie politique" version "Cécile Duflot".

"Il n'y a pas de choix nationaux dans la lutte contre le réchauffement climatique, mais un engagement internationaliste", a aussi plaidé ce proche de l'ancien président de la République.