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Delevoye: les députés REM auront "la capacité de pouvoir contester"

Les députés de la République en marche (REM) ne seront "pas du tout" dociles et auront "la capacité de pouvoir contester" les choix du gouvernement, mais sans être des "frondeurs", a expliqué lundi Jean-Paul Delevoye, président de la Commission d'investiture du parti présidentiel.

Le président de la Commission d'investiture d'En marche! Jean-Paul Delevoye le 11 mai 2017 à ParisLe président de la Commission d'investiture d'En marche! Jean-Paul Delevoye le 11 mai 2017 à Paris

Les députés de la République en marche (REM) ne seront "pas du tout" dociles et auront "la capacité de pouvoir contester" les choix du gouvernement, mais sans être des "frondeurs", a expliqué lundi Jean-Paul Delevoye, président de la Commission d'investiture du parti présidentiel.

Avec autant de députés novices, une majorité docile ? "Au contraire ! Vous imaginez ces nouveaux visages arriver et qu'on va leur dire: +tu t’assois là, tu votes l'amendement et tu obéis ?+ Pas du tout", a assuré M. Delevoye sur France 2.

"Nous ne sommes plus dans une société d'obéissance où on demande aux parlementaires d'obéir au gouvernement. Nous sommes dans une société d'adhésion. Il va falloir que les ministres convainquent", a poursuivi l'ancien député RPR.

Ces députés ne seront "pas des frondeurs" mais "des hommes constructifs". "Nous avons la capacité de pouvoir contester, mais contester de manière positive", a-t-il ajouté.

"La République est orpheline de ses électeurs qui ne vont pas voter", a par ailleurs estimé M. Delevoye, interrogé sur le fort taux d'abstention de ces élections législatives.

Comment y remédier ? "Par les nouvelles pratiques. Nous avions très clairement dit lorsque nous avions choisi nos nouveaux candidats, que nous voulions de nouveaux visages, de nouveaux profils", a-t-il expliqué.

"J'étais aussi attentif à la quatrième chambre. Je n'ai cessé de plaider pour qu'il y ait une chambre des citoyens au sein de la République, c'est-à-dire une démocratie délibérative", a proposé l'ancien président du Conseil économique, social et environnemental.