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Assemblée: une formation aux "gestes qui sauvent" pour commémorer le 13 novembre

Une poignée de députés La République en marche ont commémoré les attentats du 13 novembre 2015 en s'initiant lundi aux "gestes qui sauvent", pour inciter la population à se former.

Les députés à l'Assemblée nationale, le 8 novembre 2017 à ParisLes députés à l'Assemblée nationale, le 8 novembre 2017 à Paris

Une poignée de députés La République en marche ont commémoré les attentats du 13 novembre 2015 en s'initiant lundi aux "gestes qui sauvent", pour inciter la population à se former.

Des mannequins jonchant le sol, des députés à genoux sur la moquette, entourés de sapeurs-pompiers de Paris: la scène était inhabituelle, dans un bureau du Palais-Bourbon.

"J'étais secouriste bien avant d'être députée. Une fois élue, j'ai été contactée par divers acteurs comme La Croix-Rouge. Lorsque j'ai entendu le ministre de l'Intérieur annoncer l'objectif de 80% de personnes formées, je me suis saisie de cette volonté-là", explique Béatrice Piron, élue des Yvelines, à l'origine de cette session de formation de deux heures.

Les sept députés participant - tous étaient conviés, assure Mme Piron - ont reçu la même formation aux gestes de premiers secours qui est dispensée dans tous les départements depuis les attentats de 2015: comment réagir aux situations exceptionnelles avec de nombreuses victimes (dégagement d'une victime, garrots, alerte des secours...) et à un arrêt cardiaque.

"Vous êtes une caisse de résonance, c'est important de motiver dans vos circonscriptions. On compte sur vous", lance un des formateurs, en remettant une "attestation de sensibilisation aux gestes qui sauvent" aux députés.

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Alors qu'elle avait été décrétée "grande cause nationale" après les attentats, la formation aux premiers secours tarde à se généraliser en France, faute de moyens et d'être obligatoire. 

Le ministre de l'Intérieur Gérard Collomb a souhaité mi-octobre qu'à court terme, "80% de la population puisse être formée (...) dès l’école", ou "dans nos entreprises, nos administrations".

Peu avant, Emmanuel Macron avait fait sien cet objectif de 80%, préconisé dans un rapport publié en mai dernier par le président de la Fédération nationale des sapeurs pompiers de France, Eric Faure, et celui de l'Association des médecins urgentistes de France (AMUF), Patrick Pelloux.

L'ancienne secrétaire d'Etat à l'Aide aux Victimes Juliette Méadel a estimé pour sa part lundi sur LCP que "toute la France doit être formée aux gestes de premiers secours dans les cinq prochaines années".