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Après le débat TV, Valls repart à l'offensive

Manuel Valls, candidat à la primaire organisée par le PS, a salué jeudi le débat de "transparence" et de "responsabilité" qui l'a opposé à son concurrent Benoît Hamon, ce dernier s'efforçant de minimiser les divergences qui l'opposent à son rival.

Manuel Valls pendant le débat TV de l'entre-deux-tours de la primaire PS, le 25 janvier 2017 à La Plaine-Saint-DenisManuel Valls pendant le débat TV de l'entre-deux-tours de la primaire PS, le 25 janvier 2017 à La Plaine-Saint-Denis

Manuel Valls, candidat à la primaire organisée par le PS, a salué jeudi le débat de "transparence" et de "responsabilité" qui l'a opposé à son concurrent Benoît Hamon, ce dernier s'efforçant de minimiser les divergences qui l'opposent à son rival.

"C'était un moment de vérité, de transparence, de responsabilité", a déclaré l'ancien Premier ministre à l'antenne d'Europe 1, à propos du débat.

"Il a permis à ceux qui l'ont regardé de voir la différence et de pouvoir choisir enfin clairement dimanche prochain (jour du second tour, ndlr)", a-t-il jugé un peu plus tôt sur France 2, estimant qu'il était le plus à même d'incarner une gauche "crédible", capable de "rassembler tous les progressistes".

Au lendemain d'un débat de bonne tenue, où les candidats ont exposé de profondes divergences sans tomber dans l'attaque personnelle, Manuel Valls (31,48% au premier tour), arrivé derrière l'ancien ministre de l'Education (36,03%), est reparti à la charge sur les thèmes du revenu universel, défendu par son rival et, dans une moindre mesure, de la laïcité et de la sécurité.

Benoît Hamon, interrogé jeudi sur BFM-TV, a toutefois tenté de minimiser les divergences avec son rival, promettant que s'il remportait la primaire dimanche, il commencerait dès lundi "à s'adresser aux autres dirigeants de la gauche".

"L'exercice de la primaire ne facilite pas les convergences puisqu'on insiste sur ce qui clive", a-t-il dit, soulignant que les deux candidats se sont toutefois retrouvés sur certains points comme "la transition écologique".

Il a assuré qu'il maintiendrait coûte que coûte sa candidature. "On n'est pas candidat à l'élection présidentielle pour faire un tour de piste", a-t-il affirmé, estimant qu'il avait "la capacité à comprendre la France telle qu'elle est et à nous sortir des visions de la France telle qu'elle fut".

Pour Manuel Valls, "les propositions de Benoît Hamon correspondent au fond à une forme d'abdication par rapport au chômage (...) mais il le financerait par de nouveaux impôts ou par la fin de ce que nous avons engagé en faveur des entreprises".

Appelant à faire le choix d'un "chemin possible" pour éviter la "déception et l'illusion", le candidat a fustigé une "gauche qui dresse toujours des procès en trahison quand on a gouverné, (...) et qui ensuite lance des slogans qui ne se traduiront pas dans la réalité."

Sur la question de la laïcité, qui a structuré une partie du débat mercredi, Manuel Valls a de nouveau estimé que son concurrent n'avait pas levé "l'ambiguïté" sur "tous les sujets". 

Benoît Hamon, accusé de laxisme vis-à-vis de l'islam radical, est revenu jeudi sur ce thème. "Attention à ne pas remettre en cause l'art de vivre ensemble", a-t-il averti.

Les musulmans en France "sont dans une situation où ils sont légitimes à se sentir stigmatisés. Nous sommes sous la menace d'attentats de groupes se réclamant de l'islam radical. De là à dire que parce que certains dévoient une religion, il faudrait mettre en cause cette religion, je ne le ferai pas", a-t-il affirmé.

Manuel Valls a également critiqué la position de Benoît Hamon sur la sécurité: "Il n'a pas voté la prolongation plusieurs fois de l'état d'urgence ou la loi présentée par Urvoas contre la criminalité organisée et le terrorisme", a-t-il regretté.