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Maghreb

Un député français évoque la "maladie" du roi du Maroc, Mohammed VI

A l’occasion de la remise d’un rapport sur les relations entre l’Europe et le Maghreb, Jean Glavany (PS) a souligné la "fragilité" des hommes au pouvoir, source "d’interrogations" pour l’avenir.
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De gauche à droite, le président algérien Abdelaziz Bouteflika, le roi du Maroc Mohammed VI et le président de la République tunisienne Béji Caïd Essebsi.De gauche à droite, le président algérien Abdelaziz Bouteflika, le roi du Maroc Mohammed VI et le président de la République tunisienne Béji Caïd Essebsi.


Deux députés, Guy Teissier (LR) et Jean Glavany (PS), ont dévoilé, mercredi 18 janvier à l'Assemblée nationale, leur rapport d'information sur la coopération européenne avec les pays du Maghreb. Cette mission de diplomatie parlementaire sur les atouts et les fragilités du Maghreb a duré six mois, une période durant laquelle les parlementaires se sont rendus au Maroc, en Algérie et en Tunisie.

La présidente de la commission des affaires étrangères, Elisabeth Guigou, a beau avoir rappelé que l'audition était ouverte à la presse, Guy Teissier et Jean Glavany ont fait preuve d'un franc-parler assez inhabituel sur ces questions.

Morceaux choisis.

"La fragilité des hommes au pouvoir"

Les députés ont souligné l'instabilité politique de ces pays dirigés par des hommes à la santé « fragile ». On savait que le président algérien Abdelaziz Bouteflika avait été frappé, en 2013, par un AVC qui a affecté sa mobilité et son élocution. On sait moins en revanche que le roi du Maroc, Mohammed VI, est lui aussi un roi malade "atteint d'une maladie à évolution lente soignée à coup de cortisone", affirme Jean Glavany.


Les ratés de la lutte antiterroriste

La menace terroriste, les crises migratoires et le conflit libyen le rappellent : la sécurité du continent européen se joue aussi avec les pays du Maghreb et notamment dans la bande sahélienne.
Alors, est-ce que les services de renseignement des pays du Maghreb collaborent correctement avec Paris ? «
Oui, répondent en substance les députés, mais peut mieux faire ».
Jean Glavany rapporte cette anecdote sur les ratés des échanges d'informations entre les services français et algériens :



"En Algérie, le gouvernement rejette la France"

Le Maghreb constitue un espace de croissance potentielle importante pour l'Europe, notamment avec le gaz et le pétrole algérien. Mais Guy Teissier relève la difficulté pour les entrepreneurs français à travailler en Algérie. Il évoque le « prurit permanent » du pouvoir algérien quand il s'agit de la France : « Dans ce pays, il y a un dysfonctionnement entre le gouvernement et le peuple : le peuple est en demande de France (sic) quand le gouvernement rejette la France et ne manque pas une occasion de vilipender notre pays ».


"L'Europe regarde trop à l'Est et pas assez au Sud." Cette remarque a souvent été entendue par les députés lors de leurs rencontres. Orienter davantage l'Europe en direction du Maghreb, c'est la mission que se sont fixés les députés, conscients de l'atout considérable de cette zone géographique.

L'intégralité des débats est à retrouver ici :