twitter facebook chevron-right
Primaire à droite

Sur Twitter, la gauche organise la riposte contre la primaire à droite

Face au duel Juppé-Fillon et au succès populaire de la primaire de la droite et du centre, les élus de gauche fourbissent leurs armes sur les réseaux sociaux. Un avant-goût de la campagne de 2017...
2 min

Avec environ 4 millions d'électeurs, le premier tour de la primaire de la droite et du centre fait mieux que la primaire socialiste, qui avait rassemblé 2,65 millions de votants en 2011. Le vainqueur du second tour, qui se jouera entre Alain Juppé et François Fillon, devrait bénéficier d'une forte dynamique avant même d'aborder le "dur" de la campagne présidentielle.

Les élus de gauche ont senti le danger, à commencer par l'ancien ministre Guillaume Garot, qui annonce la couleur de la "surprise Fillon" :

Georges Pau-Langevin, députée PS de Paris et ancienne ministre, concentre elle aussi ses attaques contre le candidat Fillon :

Beau joueur, le député socialiste Christophe Borgel, en charge des élections au PS, pointe le risque d'une alternance mais salue aussi la réussite de l'opposition dans l'organisation de la primaire :

"Ni acceptable, ni souhaitable"

Les partisans d'Emmanuel Macron sont aussi à la manœuvre et marquent leur différence avec le futur vainqueur de cette primaire. Pour preuve, cette réaction du député Richard Ferrand, fervent soutien de l'ancien ministre de l'Économie :

Critiquer ne suffira pas, le député socialiste et frondeur Pascal Cherki le sait bien et souhaite que la primaire de la gauche, qui aura lieu en janvier, rencontre elle aussi un vrai succès :


Railleries et soutien surprise

Les moqueries sont aussi de circonstance face à des résultats qu'aucun sondage n'a su prévoir. Le porte-parole de Jean-Luc Mélenchon, Alexis Corbière, lâche ses coups contre un candidat Juppé en-deça du score attendu...

Enfin, il faut noter que les messages adressés à la droite ne sont pas tous partisans. Comme ce tweet de Michèle Delaunay, l'ancienne ministre du gouvernement Ayrault et tombeuse d'Alain Juppé lors des législatives de 2007, qui sonne comme un encouragement pour son ancien adversaire :