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Revivez l'université d'été du Parti socialiste

Trois jours durant, LCP vous a proposé de vivre au plus près la rentrée du PS à La Rochelle. En voici l'essentiel.
5 min

Premier jour : La Rochelle plombée par Emmanuel Macron

C’est le grand absent de la rentrée socialiste et pourtant, on ne parle que de lui. Avant même le début des travaux du parti réuni à La Rochelle, Emmanuel Macron occuppait toutes les conversations. En cause, sa critique frontale contre les 35 heures, formulée jeudi soir lors de son discours à l’université d’été du Medef.

"Atypique" ou "provocateur" : les militants PS jugent Macron

Crise à EELV

Après les départs des parlementaires Jean-Vincent Placé et François de Rugy d'Europe Ecologie - Les Verts, les écologistes ont également fait parler d'eux. La secrétaire nationale du parti, Emma Cosse, dénonce des "aventures personnelles".

Cosse dénonce les "aventures personnelles" de... par LCP

>> Revivez l'intégralité du premier jour.

Deuxième jour : Valls défend Macron, l’amendement d’Ayrault, le spectre des régionales…

Arrivé samedi matin à la Rochelle, Manuel Valls a tenu à prendre la défense d’Emmmanuel Macron : "Emmanuel Macron est un ministre talentueux. Il est l’un des talents du gouvernement et il ne faut jamais se passer de talents. En même temps, nous sommes une équipe, et quand on gouverne, chaque parole est importante" a-t-il expliqué.

Valls : "Macron est un ministre de talent... par LCP

L'amendement de Jean-Marc Ayrault :

A la fin du mois de septembre, dès l’ouverture du projet de loi de finances 2016, l’ancien Premier ministre Jean-Marc Ayrault déposera avec Pierre-Alain Muet (député PS du Rhône), un amendement proposant que la prime d'activité et la prime pour l'emploi soient remplacées par une baisse de la CSG. Une mesure qui n’a pas les faveurs du ministre des Finances, Michel Sapin.

Jean-Marc Ayrault nous expose les contours de la réforme fiscale qu’il appelle de ses vœux :

Le spectre des régionales : Borgel défend "la bataille de l’unité en PACA et dans le Nord-Pas-de-Calais-Picardie"

En charge des élections au sein du parti socialiste, Christophe Borgel a tiré la sonnette d’alarme, samedi à La Rochelle. Partout en France, dit-il, il faut se battre pour éviter la défaite de la gauche dans ces deux régions convoitées par le Front national.

Parmi les obstacles à cette unité de la gauche, Christophe Borgel cible en particulier les listes écologistes aux régionales. Numéro deux d’Europe Ecologie-Les Verts et secrétaire national chargé des élections, David Cormand rejette la faute sur le Parti socialiste et le gouvernement : ""Aujourd'hui, si le Front national progresse dans notre pays, ce n'est pas parce que les écologistes étaient au pouvoir, c'est en raison de la désespérance que génère notamment l'action du gouvernement. Plutôt que de dire c'est la faute des autres, il faut aussi se remettre en question !"

Taubira : "Où est passée la droite républicaine ?"

Ovationnée à plusieurs reprises lors de la table ronde intitulée "La République pour la liberté", Christiane Taubira a lancé une violente charge contre la droite républicaine qui "s'est effacée". Dans son viseur : le chef du mouvement les Républicains Nicolas Sarkozy et ses propos sur les migrants.

>> Revivez l'intégralité du deuxième jour.

Troisième jour : Valls veut "revoir en profondeur" le droit du travail

"Macron démission","Taubira présidente" : les jeunes socialistes chahutent Valls"

Pour Manuel Valls, la journée de samedi s'était pourtant déroulée sans encombres.
Las, le traditionnel banquet de clôture de l'université du PS à La Rochelle, samedi soir, a été perturbé par un incident avec des militants des Jeunes socialistes qui ont sifflé le premier ministre et réclamé la démission d'Emmanuel Macron.

A l'origine de ces huées, les propos du ministre de l'Economie sur les 35h devant le Medef jeudi. Selon le récit d'un journaliste de France Info, un jeune militant se serait levé et aurait scandé : "Les 35h on s’est battu pour les avoir on se battra pour les garder". Très vite, les tables autour auraient alors crié : "Macron, démission", "Taubira, présidente" provoquant le malaise des ténors du parti. Manuel Valls aurait alors tenté de calmer le jeu, sans succès, avant de quitter le banquet.

Cambadélis et l’unité de la gauche : « Quand on est confronté au FN, on ne plaisante pas avec ça ! »

Jean-Christophe Cambadélis a appelé les partis de gauche à s’unir dans la perspective des régionales de décembre. « Quand on est confronté au FN on ne plaisante pas avec ça ! », lance-t-il, appelant au « désistement républicain » au second tour.

"Les écolos font un pied de nez à leurs devanciers, Voynet, Blandin, Cochet, qui ont inventé l'écologie politique", déplore le leader socialiste, rappelant les désirs d'autonomie des écologistes au 1er tour des régionales.

Cambadélis regrette fermement les alliances passées entre Europe—Écologie-Les Verts et le Parti de Gauche (« Nos amis écologistes tournent le dos à l'alliance avec nous »), et déplore que celui-ci n’appelle pas à voter pour le PS au second tour s’il arrive en tête de la gauche au premier tour.

Valls appelle à « revoir en profondeur » le droit du travail

Si il est hors de question de revenir sur les 35 heures, le Premier ministre veut donner "plus de latitude" aux employeurs et aux salariés "pour décider eux-mêmes" le cadre de l’organisation du travail.

Il recevra dans quelque jours le rapport de Jean-Denis Combrexelle, l’ancien directeur du Travail, qui "aidera à repenser la philosophie de notre droit du travail". A la clé, des propositions pour installer une « flexisécurité à la française » qui pourraient être débattues lors de la grande conférence sociale prévue les 19 et 20 octobre.

Dans son discours de clôture, il est également revenu sur les huées dont il a été victime samedi soir. Il met un point d'honneur à rappeler que, "à gauche, on se respecte": "Quand on est chez les socialistes on ne siffle pas, on applaudit ou on applaudit pas mais on ne se siffle pas", a-t-il martelé.

>> Revivez l'intégralité du troisième jour.