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Terrorisme

L'émouvant hommage national à Xavier Jugelé, le policier tué dans l'attentat des Champs-Élysées

Mardi à Paris, un hommage national a été rendu au capitaine de police qui effectuait une mission de surveillance sur la célèbre avenue parisienne le 20 avril. "Je souffre sans haine", a déclaré son compagnon dans un discours très émouvant, empruntant une formule d'Antoine Leiris dont la femme trouva la mort lors de l'attentat du 13 novembre 2015 au Bataclan.
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La photo de Xavier Jugelé, son conjoint Étienne Quardiles et François Hollande, qui ont tous deux pris la parole - Montage AFPLa photo de Xavier Jugelé, son conjoint Étienne Quardiles et François Hollande, qui ont tous deux pris la parole - Montage AFP

La Marseillaise, une légion d'honneur et quelques mots soigneusement choisis. La cérémonie nationale en hommage à Xavier Jugelé, 37 ans, s'est tenue mardi dans la cour de la préfecture de police de Paris.

Tué jeudi lors d'une attaque revendiquée par l'organisation État islamique, le policier effectuait l’une de ses dernières missions au sein de la 32e compagnie d’intervention de la direction de l’ordre public et de la circulation. Il devait quitter ce service spécialisé dans le maintien de l’ordre pour rejoindre la direction centrale de la police judiciaire.

Souffrir "sans haine"

Son compagnon, Étienne Cardiles, a pris le premier la parole lors de cette cérémonie très solennelle, en présence de nombreux élus, au premier rang desquels Emmanuel Macron et Marine Le Pen.

Dans sa bouleversante déclaration, le compagnon du défunt dit souffrir "sans haine", se nourrissant des mots d'Antoine Leiris, qui avait perdu sa femme au Bataclan le 13 novembre 2015.

Étienne Cardiles a également appelé à ne pas tomber dans le ressentiment et à préserver l'essentiel :

Tu vas rester dans mon cœur pour toujours. Je t'aime. Restons tous dignes et veillons à la paix et gardons la paixÉtienne Cardiles, conjoint de Xavier Jugelé

"Protéger les Français"

François Hollande lui a ensuite succédé à la tribune pour décorer le capitaine de police de la légion d'honneur à titre posthume.

Dans une allusion à ses potentiels successeurs, le chef de l'État a demandé à ceux qui "décideront pour demain d'accorder les ressources budgétaires nécessaires pour assurer la sécurité des Français".

L'État d'urgence, décrété depuis le 13 novembre 2015, a été prorogé plusieurs fois. Aucun des deux candidats au second tour de l'élection présidentielle ne s'est pour l'instant prononcé pour sa levée.

Revivez les moments forts de la cérémonie