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La République en marche

Renouvellement à LaREM : presque tous les députés confirmés à leur poste

Le groupe majoritaire avait promis de renouveler à mi-mandat les postes à responsabilité à l'Assemblée. Finalement, en permettant aux sortants de se représenter, ces derniers ont quasiment tous été réélus.
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Gilles Le Gendre a été confirmé dans ses fonctions de président du groupe LaREM, qu'il occupe depuis septembre 2018.Gilles Le Gendre a été confirmé dans ses fonctions de président du groupe LaREM, qu'il occupe depuis septembre 2018.

Pour les marcheurs fraîchement élus à l'Assemblée nationale en 2017, changer les pratiques consistait aussi à renouveler les postes. Finalement, après un scrutin interne à deux tours mardi et mercredi, les 304 députés de La République en marche ont surtout fait le choix... de la continuité.

Alors que six candidats étaient en lice, Gilles Le Gendre a été réélu dès le premier tour à la présidence du groupe. De même, cinq des six présidences des commissions permanentes occupées par LaREM n'ont pas changé de main. Seule la commission de la Défense sera présidée par un nouveau visage, en l’occurrence Françoise Dumas qui a battu le sortant Jean-Jacques Bridey.

Plus anecdotique, Laëtitia Saint-Paul prend la suite de Carole Bureau-Bonnard à la vice-présidence du Palais-Bourbon. Hugues Renson garde en revanche son poste de vice-président, ayant remporté son duel contre Sacha Houlié.

Quant à la présidence de la commission des affaires européennes, elle passe de Sabine Thillaye à Pieyre-Alexandre Anglade.

Histoire d'un non-renouvellement

Dans un communiqué, le groupe se félicite d'un renouvellement de onze des vingt-trois postes en jeu. Un décompte en trompe-l’œil, qui s'explique d'abord par les sept nouveaux secrétaires qui siègeront au Bureau de l'Assemblée nationale. Des postes mineurs dans la gestion de l'institution et sans influence particulière dans la conduite des travaux législatifs.

Comment expliquer ce renouvellement plus que limité ? D'abord, tous les postes n'ont pas été remis en jeu, à commencer par le plus important, celui de la présidence de l'Assemblée nationale où Richard Ferrand est garanti de finir son mandat jusqu'en 2022.

Ensuite, en introduisant récemment dans son règlement la possibilité pour les députés sortants de se représenter, le groupe majoritaire a accepté de valoriser l'expérience au détriment des nouvelles têtes. Il faut croire que les cinq présidents de commission et les deux questeurs réélus ont paru dès lors plus légitimes que leurs concurrents.

Enfin, alors que le gouvernement a fait l'objet de remaniements réguliers depuis le début du quinquennat, les marcheurs ont finalement eu l'occasion de choisir entre le changement et la stabilité. Une dernière option visiblement plébiscitée.