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Réforme territoriale: la carte des 13 régions adoptée à l'Assemblée

L'article premier a été adopté dans la nuit de mercredi à jeudi, malgré l'opposition de députés Alsaciens. Il prévoit la réduction du nombre de régions de 22 à 13 d'ici 2016.
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"Aucune carte ne fera jamais l’unanimité". Voilà comment le secrétaire d’État à la Réforme territoriale, André Vallini, tentait d'apaiser un débat agité dans la nuit du mercredi à jeudi à l'Assemblée. Il aura fallu environ six heures de discussion mais l'Assemblée a adoptée, en deuxième lecture, l'article premier de la réforme territoriale qui prévoit la réduction du nombre de régions de 22 à 13 d'ici 2016. Aucun des soixante amendements destinés à le supprimer ou le réécrire n'ont été votés.

Face à l'opposition forte de plusieurs députés, notamment Alsaciens, André Vallini a insisté sur le fait que "chaque région gardera son identité et ses traditions" et appelé à "faire enfin cette nouvelle carte des régions et cette réforme territoriale que les Français attendent".

Revoir son intervention:

N'ayant pas réussi à empêcher la fusion de l'Alsace-Lorraine avec la Champagne-Ardenne, le député UMP du Haut-Rhin Laurent Furst déplorait "des bleus à l'âme". "Dans quelle société peut-on marier les gens contre leur gré ?", s’est exclamé son collègue Jean-Luc Reitzer.

Des socialistes ont aussi tenté, contre l’avis de leur groupe, de repousser de trois ans la fusion du Nord-Pas-de-Calais avec la Picardie, notamment contestée par la maire de Lille Martine Aubry.

"Ne tuez pas l'Alsace"

Quelques heures plus tôt, treize députés Alsaciens de droite avaient déroulé une banderole "Ne tuez pas l'Alsace" dans la salle des Quatre colonnes à l'Assemblée pour tenter de conserver leur région seule.

En meeting à Mulhouse jeudi soir, le candidat à la présidence de l'UMP, Nicolas Sarkozy, a expliqué qu'il ne sera pas "engagé" par le découpage du gouvernement en cas de retour au pouvoir. Pour lui, les Alsaciens "seront libres de choisir leur organisation" à ce moment là.

Après la fin de son examen en deuxième lecture, le projet de loi fera l'objet d'un vote solennel à l'Assemblée, le 25 novembre.