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Assemblée nationale

Psychodrame à l'Assemblée nationale : "L'amateurisme nous a fait perdre 10 heures hier !", regrette Damien Abad (LR)

Manque de sens politique ? Mauvaise connaissance de l'Assemblée nationale ? Petits arrangements ? Le député Les Républicains Damien Abad évoque une "tambouille politicienne" et regrette qu'hier soir, le président du groupe La République en marche n'ait "pas pris ses responsabilités" après l'élection d'un questeur issu du groupe des "Constructifs" et pas des Républicains, le principal groupe d'opposition. Dans Politique matin, le président du groupe MoDem lui répond et concède vouloir "faire différemment la prochaine fois".
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"L'amateurisme est en marche !"

L'élection de Thierry Solère à la questure (voir notre récit du psychodrame à l'Assemblée) relèverait-elle du pur amateurisme ? C'est le point de vue du député de l'Ain qui s'est plaint, jeudi sur LCP, d'une "méconnaissance de ce qu'étaient le rôle d'un questeur et des droits de l'opposition". Damien Abad juge qu'hier soir le président du groupe La République en marche aurait dû prendre ses responsabilités pour "que les droits de l'opposition soient respectés".

Le groupe Les Républicains demande une nouvelle élection du bureau de l'Assemblée

"On a renoncé à l'ensemble de nos postes, on ne veut plus de cette tambouille politicienne", tranche Damien Abad. Il assure que la centaine de députés LR ne "seront pas au bureau de l'Assemblée nationale tant qu'on ne sera pas revenu à une pratique respectueuse des formations républicaines". Le rapport de forces va continuer, Les Républicains réclament une réunion des présidents de groupe.


"On essaiera de regarder les choses différemment les prochaines fois..."

L'interruption de séance de trois heures a été riche en pourparlers. Marc Fesneau, président du groupe des députés MoDem, a reconnu une maladresse avec l'élection de Thierry Solère, LR constructif, au lieu de Eric Ciotti au poste de questeur traditionnellement dévolu au principal parti d'opposition depuis 1973.

Pour sortir du blocage Richard Ferrand propose un poste supplémentaire de vice-président aux Républicains comme lot de consolation, selon Marc Fesneau. Une proposition balayée par Christian Jacob qui campe sur ses positions. Comment la situation va-t-elle évoluer ? L'élection à la présidence de la commission des Finances, jeudi matin, devrait donner le ton.