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Primaire à droite

Primaire de la droite : qui sont les candidats qualifiés ?

LCP.fr vous présente les sept candidats qui tenteront d'obtenir, en novembre prochain, l'investiture de la droite en vue de l'élection présidentielle de 2017.
8 min

Ils étaient treize candidats, mais ils ne sont que sept à avoir réuni la signature de 20 parlementaires (députés et/ou sénateurs), de 250 élus (répartis sur au moins 30 départements) et de 2.500 adhérents (répartis sur au moins 15 départements).

Les 20 et 27 novembre prochains, Nicolas Sarkozy, Alain Juppé, François Fillon, Bruno Le Maire, Nathalie Kosciusko-Morizet, Jean-François Copé et Jean-Frédéric Poisson tenteront donc d'emporter la primaire de la droite.

Mercredi 21 septembre, la Haute autorité chargée de vérifier la régularité du scrutin, a invalidé la candidature d'Hervé Mariton.

LCP.fr vous présente les profils des 7 candidats :

Nicolas Sarkozy

Président du mouvement Les Républicains, ancien président de la République

Il se faisait attendre. Nicolas Sarkozy a annoncé à la fin du mois d'août sa candidature à la primaire de la droite en publiant "Tout pour la France". Dans ce livre-programme, l'ancien chef de l'Etat attaque frontalement Alain Juppé : "Il n’y a pas d’identité heureuse lorsqu’on accepte des accommodements 'raisonnables' par souci prétendu d’apaisement."

Résolument offensif sur les questions d'identité et de sécurité, Nicolas Sarkozy propose notamment de "placer dans un centre de rétention fermé, ou d'assigner à résidence sous surveillance électronique, tous les individus français fichés et susceptibles de constituer une menace pour la sécurité nationale". L'objectif est double : se montrer plus ferme qu'Alain Juppé sur ces questions et tenter de rallier les électeurs du Front national.

La candidature de l'ancien président de la République pourrait toutefois être parasitée par ses ennuis judiciaires.

Site de campagne : sarkozy.fr

Alain Juppé

Maire de Bordeaux, ancien Premier ministre

Alain Juppé a publié sur son blog, dès août 2014, sa déclaration de candidature à la primaire de la droite. Depuis, il est le favori des sondages. Devançant les critiques sur son âge (il a 71 ans), l'ancien Premier ministre a déjà annoncé qu'il ne ferait qu'un seul mandat s'il était élu.

Soucieux de ne pas apparaître comme un candidat "laxiste", le maire de Bordeaux a publié en janvier "Pour un Etat Fort", son deuxième livre-programme (le premier portait sur l'éducation, le troisième sur l'économie). Il y défend notamment le retour des peines plancher ou la suppression des réductions de peines automatiques. Inquiété par le succès en librairie de l'ouvrage de Nicolas Sarkozy, Alain Juppé a publié en septembre un quatrième livre, "De vous à moi". Plus personnel, il se veut aussi plus accessible que les trois précédents.

Une inconnue : les attaques contre Nicolas Sarkozy, mis en examen, pourraient-elles l'atteindre par ricochet ? Alain Juppé a été condamné en 2004 dans l'affaire des emplois fictifs de la mairie de Paris.

Site de campagne : alainjuppe2017.fr

François Fillon

Député de Paris, ancien Premier ministre

Il fut celui le plus avancé dans l'élaboration de son programme. Il se voulait le plus libéral. François Fillon, qui a pour modèle Margaret Thatcher, prône en effet une thérapie de choc pour la France : 110 milliards d'économies en 5 ans, l'âge de la retraite repoussé à 65 ans (au plus tôt), fin des 35 heures, contrat de travail unique... Seulement, l'entrée en campagne de ses concurrents lui a fait perdre de son originalité.

En retard dans les sondages, l'ancien Premier ministre a donc décidé d'attaquer frontalement Nicolas Sarkozy : "Qui imagine un seul instant le général de Gaulle mis en examen ?", a-t-il demandé lors d'un meeting dans la Sarthe, en août.

Site de campagne : fillon2017.fr

A lire aussi : Connaissez-vous le programme de François Fillon ?

Bruno Le Maire

Député de l’Eure, ancien ministre de l’Agriculture

Bruno Le Maire, 47 ans, tentera de faire fructifier en novembre son excellent score de l'élection à la présidence de l'UMP (29,18% des suffrages en 2014). Jouant résolument la carte du "renouveau démocratique", il écrit, dans son livre "Ne vous résignez pas !" : "La confiscation du pouvoir politique par une caste qui refuse de changer, cela suffit.

Un positionnement critiqué par Nicolas Sarkozy : "L'âge passe plus vite qu'on ne l'imagine. Il est dangereux d'en faire l'argument unique de sa promotion...", moque l'ancien chef de l'Etat dans "Tout pour la France". Côté propositions, Bruno Le Maire suggère la mise en place d'un CDD renouvelable plusieurs fois, dans la limite de trois ans : "À chaque renouvellement (...) la prime de précarité augmentera pour le salarié de manière à rendre le CDD progressivement moins avantageux que le CDI pour l’employeur."

Site de campagne : brunolemaire.fr

A lire aussi : QUIZ - Le Maire ou Mélenchon ?

Nathalie Kosciusko-Morizet

Députée de l’Essonne, ancienne ministre de l’Ecologie

Elle a ostensiblement mis en scène sa difficulté à obtenir les parrainages nécessaires à sa candidature. Après avoir couru plateaux télés et plages estivales, Nathalie Kosciusko-Morizet a finalement annoncé le 8 septembre - soit un jour avant la date limite - qu'elle pourra concourir à la primaire de la droite. Elle sera la seule femme du scrutin.

L'ancienne ministre prône la fin du CDI et la fin de la durée légale du travail. Elle se distingue par ses propositions sur l'Islam - en proposant notamment une taxe sur le halal pour financer les mosquées ou une loi mettant "hors la loi" le salafisme.

Ancienne numéro 2 des Républicains, NKM a été remerciée en raison de ses divergences politiques avec Nicolas Sarkozy contre lequel elle s'était publiquement opposé,en février dernier, en prenant position contre la révision constitutionnelle sur la déchéance de nationalité.

Site de campagne : nk-m2017.fr

Jean-François Copé

Député de Seine-et-Marne, ancien président de l’UMP

Face à Sarkozy, Fillon, Le Maire et Juppé, qu'il surnomme "la bande des quatre", Jean-François Copé veut être "le cinquième élément venu pour perturber le jeu". Il avait annoncé sa candidature en février au terme d'un silence médiatique de près d'un an et demi.

Dans son livre "Le sursaut français", Jean-François Copé, prône davantage de sécurité, un "concordat" entre l'Islam et l'Etat et une "liberté économique" accrue.

Autrefois président de l'UMP, un poste qu'il a dû quitter en 2014 en pleine affaire Bygmalion, le député de Seine-et-Marne apparaît affaibli, même s'il n'a pas été poursuivi dans l'affaire.

Comme François Fillon, Jean-François Copé a donc décidé d'attaquer Nicolas Sarkozy pour tenter de décoller dans les sondages. S'il était élu à l'Élysée, il promet de réformer la France via quinze ordonnances applicables dès septembre 2017.

Site de campagne : jfcope.fr

Jean-Frédéric Poisson

Député des Yvelines, président du Parti chrétien-démocrate

Président du Parti chrétien-démocrate (l'ancienne formation de Christine Boutin), Jean-Frédéric Poisson était le seul candidat qualifié d'office à la primaire de la droite. Une tribune qui devrait permettre au député des Yvelines de se faire connaître auprès du grand public. Fervent opposant au mariage pour tous, qu'il souhaite abroger, Jean-Frédéric Poisson veut également inscrire les racines chrétiennes de la France dans la Constitution.

Vice-président de la commission des lois, membre du groupe Les Républicains à l'Assemblée, Jean-Frédéric Poisson est un personnage atypique à droite : il s'est illustré lors des débats sur la loi Macron par son opposition à l'extension du travail dominical. Ayant rencontré à plusieurs reprises Bachar al-Assad, il assure par ailleurs que la culture judéo-chrétienne doit "prédominer sur les autres".

Site de campagne : jfpoisson2016.fr

A lire aussi : Portrait - Jean-Frédéric Poisson, à contre-courant

Disqualiés

Hervé Mariton

Député de la Drôme

Hervé Mariton pensait avoir recueilli in extremis le nombre nécessaire de parrainages de parlementaires pour se présenter. Mais malheureusement pour lui, la Haute autorité a invalidé sa candidature le 21 septembre, faute de parrainages d'adhérents suffisants.

Candidat libéral - il estime que François Fillon "ne va pas au bout de la logique" -, le député de la Drôme souhaite l'instauration d'une "flat tax", un mécanisme soumettant les contribuables à un taux d'imposition unique et constant (2% pour les revenus jusqu’à 8 000 euros/an et 15% pour les revenus supérieurs)

Hervé Mariton est également un fervent opposant au mariage pour tous, qu'il veut abroger. Tout comme Jean-Frédéric Poisson, il a été déçu par la décision de Sens commun, en pointe dans le mouvement d'opposition à la Loi Taubira, de soutenir François Fillon.

Site de campagne : herve-mariton.net

Henri Guaino, qui n'est pas parvenu à recueillir les signatures nécessaires, dit vouloir réunir les 500 signatures de maires pour se présenter à la présidentielle de 2017.